On est presque également difficile à contenter quand on a beaucoup d’amour, et quand on n’en a plus guère.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons On est presque également difficile à contenter quand on a beaucoup d’amour, et quand on n’en a plus guère.
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Source vérifiée
Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 385
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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L’amour, parfois, ça vous tombe dessus et on se retrouve assommé.
Ce qui rend malheureux en amour, c’est moins de ne pas être aimé quand on aime, que d’être encore aimé quand on n’aime plus.
Quand nous aimons trop, il est malaisé de reconnaître si l’on cesse de nous aimer.
C’est plus difficile de renoncer à l’amour qu’à la vie.
Le sentiment amoureux se mesure à l’ampleur du manque, à l’état fiévreux dans lequel l’absence de l’autre nous plonge.
Il est bien difficile de retrouver qui nous aime ; il ne l’est pas tant de retrouver qui nous puissions aimer.
L’amour est sans patience. Peut être il espère trop, peut être la moindre négligence lui apparaît elle comme une sorte d’insulte.
Le problème avec un amour romantique, c’est qu’il se nourrit d’illusions. On projette sur l’être aimé un idéal qui finit toujours par décevoir. En fait, ce type d’amour ne fait que vous briser le cœur.
On ne se fatigue pas de quelqu’un, en fait, on se fatigue d’aimer. D’éprouver de l’amour. Cela s’appelle l’expérience.
Quand on s’aime pour plus d’une raison, c’est qu’on ne s’aime pas vraiment.

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