L’amour des créatures est suivi des plus cruelles incertitudes : on doute toujours si l’on est aimé comme l’on aime.
Écrivain, 1768-1848L’amour des créatures est suivi des plus cruelles incertitudes : on doute toujours si l’on est aimé comme l’on aime.
Écrivain, 1768-1848Partager sur
Source vérifiée
Génie du christianisme (1802), partie 2, livre 3, chapitre II
Le texte original diffère de quelques mots.
Mais cetamour des créatures est suivi des plus cruelles incertitudes: on doute toujours si l’on est aimé comme l’on aime; on est ingénieux à se rendre malheureux et à former à soi-même des craintes, des soupçons, des jalousies; plus on est de bonne foi, plus on souffre; …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La source du malheur dans l’amour est la peur d’être aimé.
L’amour est un sujet d’inquiétude oisive.
Au début, quand on aime vraiment quelqu’un, la plus grande peur, c’est que celui que nous aimons cesse de nous aimer. Ce que nous devrions redouter, c’est que nous cessions de l’aimer, une fois qu’il est mort.
Quand il est le fruit d’une réflexion, l’amour est fragile : qui a aimé n’a-t-il pas aimé dès le premier regard ?
Quand nous aimons trop, il est malaisé de reconnaître si l’on cesse de nous aimer.
On a souvent décrit la souffrance de l’amour éconduit, jamais celle de l’amour partagé.
Que l’amour se fasse illusion sur les qualités de ce qu’on aime, cela n’arrive que trop souvent ; mais est-il question d’amour dans tout ce maussade jargon ?
L’amour est une panique de la raison.
Etrange comme l’amour nous conduit droit à notre peur, toujours.
Quand l’amour résiste à l’absence, il est à l’épreuve de tout.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.