Je vous tiens toute vive entre mes bras, nature, ah ! Faut-il que mes yeux s’emplissent d’ombre un jour Et que j’aille au pays sans vent et sans verdure Que ne visitent pas la lumière et l’amour...
Image : Je vous tiens toute vive entre...

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- Il n’y a rien, rien, rien. Mais s’il n’y a rien, quelle est donc cette lumière qui me révèle le rien ?
- Vieillesse qui avance. Mourrai-je par rupture ou par usure ? Par la lumière qui se dérobe ou par le regard qui s’éteint ? Je préfère voir l’univers mourir brutalement pour moi que lentement en moi.
- Un homme qui ne cherche que la lumière et se dérobe à ses responsabilités ne rencontrera jamais l’illumination. Un homme qui garde les yeux fixés sur le soleil finit par devenir aveugle.
- Mon naturel me contraint à chercher et aimer les choses bien ordonnées, fuyant la confusion qui m’est contraire et ennemie comme est la lumière des obscures ténèbres.
- Je pourrai débrancher le soleil si un jour tu ne pouvais plus cligner des yeux, ton absence est si vénéneuse.
- Je reste seul à me consumer dans le noir - quand le soleil dérobe au monde sa lumière - D’autres, c’est par plaisir qu’ils s’étendent à terre, - moi, c’est dans mon malheur pour gémir et pleurer.
- Oui, quel éblouissement pour mes yeux de te regarder à lumière vive du jour, puisque dans la nuit sépulcrale l’ombre imparfaite de ta beauté apparaît ainsi à travers le sommeil accablant à mes yeux aveuglés !
- Jamais d’autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes, en dépit des mutilations d’arbre à la tombée de la nuit. Jamais d’autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien. Plus tu t’éloignes et plus ton ombre s’agrandit.
- Je ne mourrai pas seul. Vous m’accompagnerez, mes ombres. Avec moi vous vous dissiperez, dans la grande nuit sans aurore. Avec nous dans la tombe à jamais enfermés Les êtres disparus que nous aurons aimés, puissent-ils nous aimer encore !
- Le jour où une femme qui passe devant vous dégage de la lumière eu marchant, vous êtes perdu, vous aimez. Vous n’avez plus qu’une chose à faire : penser à elle si fixement qu’elle soit contrainte de penser à vous.
- Sans l’amour, la solitude n’est plus que terre aride privée d’eau et de lumière, où rien ne pousse. Enrichis ton propre silence intérieur par des pensées d’amour et un désir profond de connaissance.
- Au fond, toute âme humaine est cela : une fragile lumière en marche vers quelque abri divin, qu’elle imagine, cherche et ne voit pas.
- Celui qui veut unir dans un accord mystique L’ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, ne chauffera jamais son corps paralytique A ce rouge soleil que l’on nomme l’amour !
- Les mares de vos yeux aux joncs de cils, - O vaillante oisive femme, - Quand donc me renverront-ils - La Lune-levante de ma belle âme ?
- C’est une chose fragile que la lumière du jour. On y grandit. On y marche. On y attend quelque chose, on se sait trop quoi. Oui, mais voilà : où trouver la force d’attendre, quand le visage aimé est recouvert de terre ?