Oui, quel éblouissement pour mes yeux de te regarder à lumière vive du jour, puisque dans la nuit sépulcrale l’ombre imparfaite de ta beauté apparaît ainsi à travers le sommeil accablant à mes yeux aveuglés !
Image : Oui, quel éblouissement pour mes yeux...

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- Combien de milliers de mes plus pauvres sujets sont à cette heure endormis ! O sommeil, ô doux sommeil, tendre infirmier de la nature, quel effroi t’ai-je causé, que tu ne veux plus fermer mes paupières et plonger mes sens dans l’oubli !
- Ma beauté, quoique médiocre, n’a pas besoin du fard de vos louanges : la beauté s’estime et se prend sur le jugement des yeux, et non sur l’humiliant éloge de la langue intéressée à la vanter.
- Je m’endors en pensant comme chaque soir que le plus beau est à venir.
- Le sommeil d’une femme qu’on regarde intensément conjure autour d’elle une innocence, une sécurité presque démente : il m’a toujours paru inconcevable de s’abandonner ainsi les yeux fermés à des yeux ouverts.
- Le monde visible est fait pour illustrer la beauté du sommeil.
- O ma nuit ! ô ma Blonde ! Ma lumineuse sur les collines Mon humide au lit de rubis, ma Noire au secret de diamant Chair noire de lumière, corps transparent comme au matin du jour premier.
- Veux-tu, ma Rosinette - Faire emplette - Du roi des maris ?... - Je ne suis pas Tircis; - Mais, la nuit, dans l’ombre, - Je vaux encore mon prix, - Et quand il fait sombre - Les plus beaux chats sont gris.
- O soleil poignardé d’où jaillit le sang de l’aurore ! Mon coeur cette nuit s’est pris dans un lourd lacis de lianes et je n’ai point retrouvé la clairière du sommeil...
- Quand, les deux yeux fermés, en un chaud soir d’automne, - Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, - Je vois se dérouler des rivages heureux - Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone.
- On ne peut que fermer les yeux devant la beauté absolue, elle donne des douleurs dans le coeur et brûle les yeux.
- L’amour, c’est une question d’éclairage. On voit d’abord le côté lumineux et puis, avec le temps, les ombres apparaissent.
- La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison, et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles.
- Je pourrai débrancher le soleil si un jour tu ne pouvais plus cligner des yeux, ton absence est si vénéneuse.
- Défais-toi de cette épouvante qui t’égare, ô coursier noble et fidèle ! Ces ténèbres, ne vois-tu pas que ce n’est que la nuit ? La nuit, cette intermittence de la fièvre qu’on appelle le jour !
- La nuit est un masque. La nuit efface les formes. La nuit supprime les témoins. La nuit rend fou aussi. Ce n’est plus la réalité. C’est une autre vie, sans visage, sans angle, sans matière. La nuit est une noyade.