Veux-tu, ma Rosinette - Faire emplette - Du roi des maris ?... - Je ne suis pas Tircis; - Mais, la nuit, dans l’ombre, - Je vaux encore mon prix, - Et quand il fait sombre - Les plus beaux chats sont gris.
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- La nuit tous les chats sont gris mais les chattes, il n’y en a aucune de pareille.
- Voix d’une femme, qui sort d’un lampadère, la nuit, rue de Rivoli. - Veux-tu, chéri, cueillir des pigments biliaires au champ n° 3 dans la campagne de la chansonnette ? Le champ n° 3 ? J’y suis allé sur les mains.
- Loué sois-tu, seigneur, pour notre frère le feu Par lequel tu illumines la nuit, il est beau et joyeux, il est robuste et fort.
- J’aime la nuit. Ses sanglots dans les tuyaux. Le frigo qui se remet en marche. L’eau qui coule du robinet pour le chat. Il ne boit qu’à l’eau fraîche qui l’éclabousse. Sa langue rose. Je revisite le silence. Les nuits du monde.
- O Rose, te voilà malade ! L’insecte invisible Qui vole dans la nuit Parmi la hurlante tempête A découvert ton lit De splendeur cramoisie; Son amour obscur et secret Ronge ta vie.
- O ma nuit ! ô ma Blonde ! Ma lumineuse sur les collines Mon humide au lit de rubis, ma Noire au secret de diamant Chair noire de lumière, corps transparent comme au matin du jour premier.
- Il fait si noir dans le noir il fait si chien dans la nuit, ça vous colle aux dents, la suie, ça désespère l’espoir.
- J’aime les chats, parce que j’aime ma maison, et qu’ils en deviennent, peu à peu, l’âme visible. Une sorte de silence actif qui émane de ces quelques fourrures qui paraissent sourdes aux ordres, aux appels, aux reproches.
- Qui est-ce qui veut faire une tête dans la plume avec moi cette nuit. Je vous préviens, faut abouler avant.
- Araignée du midi, souci; araignée de la nuit, profit.
- C’est par vous, maman, que l’on rentre. Vous si faible, vous saviez-vous à ce point ange gardienne, et forte, et sage, et si pleine de bénédictions, que l’on vous prie, seul, dans la nuit ?
- Oui, quel éblouissement pour mes yeux de te regarder à lumière vive du jour, puisque dans la nuit sépulcrale l’ombre imparfaite de ta beauté apparaît ainsi à travers le sommeil accablant à mes yeux aveuglés !
- Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête... On divague; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite, là, comme une petite bête...
- Oui, te voilà, c’est toi, ma blonde, c’est toi, ma maîtresse et ma soeur ! Et je sens, dans la nuit profonde, de ta robe d’or qui m’inonde Les rayons glisser dans mon coeur.