Je m’endors en pensant comme chaque soir que le plus beau est à venir.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Je m’endors en pensant comme chaque soir que le plus beau est à venir.
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L'homme-joie
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O temps de rêverie, et de force, et de grâce ! Attendre tous les soirs une robe qui passe !
Attendez la nuit pour dire que le jour a été beau.
Sachons accueillir le jour quand il se présente, la nuit aussi.
Toujours la nuit excite l’imagination et enivre l’espoir du doux poison des rêves.
Je veille au matin aux songes de tes nuits, j’y souffle l’amour sur les jours de ta vie.
Avec toi, maintenant, combien tendre est la nuit.
C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière.
Je suis davantage du soir ou de la nuit. J’aime les fins de journée, cet instant de transition entre deux états, quand le soleil envisage de se coucher : la lumière décline, s’adoucit, ses ombres se dessinent, les bruits changent, des animaux se réveillent.
Aimons au moment du réveil ; Aimons au lever de l’aurore ; Aimons au coucher du soleil ; Durant la nuit aimons encore.
La beauté de l’ennui Dans la nuit qui bourdonne A la galeuse féerie Des crépuscules d’automne.

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