Le sommeil d’une femme qu’on regarde intensément conjure autour d’elle une innocence, une sécurité presque démente : il m’a toujours paru inconcevable de s’abandonner ainsi les yeux fermés à des yeux ouverts.
Image : Le sommeil d’une femme qu’on regarde...

Citations similaires à "Le sommeil d’une femme qu’on regarde..." :
- Non, je ne peux plus les voir dormir. Le sommeil écrasant qui les emporte ressemble trop à l’autre sommeil. Ces visages détendus ou crispés, ces faces couleur de terre, j’ai vu les pareils, autour des tranchés, et les corps ont la même pose, qui dorment éternellement dans les champs nus.
- Ces visages détendus, abandonnés dans le sommeil.
- Une femme qui tolère votre sommeil fait plus que vous aimer, elle vous pardonne d’exister.
- Le sommeil annule le temps qui n’existe que dans notre imagination. En vous réveillant dans l’obscurité, vous ne savez pas si vous avez dormi dix secondes ou dix heures.
- Une femme dort. Elle triomphe. Elle n’a plus à mentir. Elle est un mensonge des pieds à la tête...
- Certaines femmes se consolent de leur veuvage en pensant que personne ne risque plus de découvrir au réveil les rides nées dans la nuit.
- Une femme qui perd son amour perd aussi le sommeil.
- L’aveugle prédilection des femmes, la sotte jalousie des vulgaires rivaux, c’en est assez pour fausser un jugement novice et corrompre un esprit sans expérience.
- Je demande à ton lit le lourd sommeil sans songes - Planant sous les rideaux inconnus du remords.
- Le sommeil de ma femme était de beaucoup ce qu’elle avait de plus profond.
- Chaque réveil était insupportable, juste après la première minute d’inconscience. Puis, c’était devenu rituel, elle se faisait la réflexion. Tiens, je vais bien ce matin et aussitôt ça lui revenait, pourquoi elle irait mal.
- Mourir, ce n’est jamais que contraindre sa conscience, au moment même où elle s’abolit, à prendre congé de quelques quartiers physiques actifs ou somnolents d’un corps qui nous fut passablement étranger puisque sa connaissance ne nous vint qu’au travers d’expédients mesquins et sporadiques.
- J’ai souvent relu mes premiers comptes rendus et vu l’ignorance, la naïveté puérile, le cerveau peu intelligent qui, dans une pièce obscure, regardait par le trou de la serrure, la lumière éblouissante du dehors.
- Telle était la fatigue de son long voyage qu’il s’endormit, malgré le trouble extrême de sa pensée, de ce sommeil obscur de la bête recrue, où il n’y a plus place même pour le rêve.
- Dès que tu fermes les yeux, l’aventure du sommeil commence.