Une femme dort. Elle triomphe. Elle n’a plus à mentir. Elle est un mensonge des pieds à la tête…
Poète, 1889-1963 Image : Agence de presse Meurisse, Domaine public, Wikimedia Commons Une femme dort. Elle triomphe. Elle n’a plus à mentir. Elle est un mensonge des pieds à la tête…
Poète, 1889-1963 Image : Agence de presse Meurisse, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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La difficulté d'être
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Oh ! N’insultez jamais une femme qui tombe Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe !
Une femme qui ne dure qu’une nuit, pas même, qui ne dure qu’un rêve, nous laisse les plus doux regrets.
Une femme qui perd son amour perd aussi le sommeil.
Elas ! Pourquoy m’a elle procuree
Mort a demy sans l’avoir assouvie ?
Vie en langueur, telle est ma destinee
Quant je ne voy ma doulce dame en vie.
Si vous me réduisez au désespoir, je vous avertis qu’une femme en cet état est capable de tout.
Une femme qui tolère votre sommeil fait plus que vous aimer, elle vous pardonne d’exister.
Pas de plus belle parure pour une femme, que le silence.
Le sommeil d’une femme qu’on regarde intensément conjure autour d’elle une innocence, une sécurité presque démente : il m’a toujours paru inconcevable de s’abandonner ainsi les yeux fermés à des yeux ouverts.
Un mot de curé d’ici, parlant d’une femme qui accouche tous les ans : « Cette femme est comme un confessionnal, il y a toujours du monde. ».
C’est bien le fait d’une femme qui commande de se féliciter d’un bonheur avant qu’il apparaisse. La femme trop crédule en ses désirs se repaît vite de chimères ; mais les nouvelles qu’elle proclame périssent aussi vite.

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