Une femme qui ne dure qu’une nuit, pas même, qui ne dure qu’un rêve, nous laisse les plus doux regrets.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Une femme qui ne dure qu’une nuit, pas même, qui ne dure qu’un rêve, nous laisse les plus doux regrets.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Journal, 1887-1910
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Une femme qui tolère votre sommeil fait plus que vous aimer, elle vous pardonne d’exister.
La femme infidèle a des remords ; la femme fidèle a des regrets.
Lorsqu’une femme occupe vos pensées toute la journée, on ne devrait pas, par surcroît, rêver d’elle la nuit.
Il n’y a pas d’être plus malheureux sous le soleil qu’un fétichiste qui languit après une bottine et qui doit se contenter d’une femme entière.
S’il est si difficile d’oublier une femme auprès de laquelle on a trouvé le bonheur, c’est qu’il est certains moments que l’imagination ne peut se lasser de représenter et d’embellir.
Certaines femmes se consolent de leur veuvage en pensant que personne ne risque plus de découvrir au réveil les rides nées dans la nuit.
Plus tourmentée encore que nous par cet éternel besoin d’amour qui ronge notre cœur solitaire, la femme est le grand mensonge du Rêve.
Je ne suis qu’une femme fuyant les souvenirs qui inlassablement la rattrapent.
Au réveil d’un doux rêve, on voudrait se rendormir pour le continuer ; mais vainement on s’efforce d’en ressaisir les vagues traces, comme les plis de la robe d’une femme aimée disparaissant derrière une portière qu’on ne pourrait soulever.
Une femme qui perd son amour perd aussi le sommeil.

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