Je ne mourrai pas seul. Vous m’accompagnerez, mes ombres. Avec moi vous vous dissiperez, dans la grande nuit sans aurore. Avec nous dans la tombe à jamais enfermés Les êtres disparus que nous aurons aimés, puissent-ils nous aimer encore !
Image : Je ne mourrai pas seul. Vous...

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- Equilibre dangereux, le mien, danger de mort d’âme. La nuit d’aujourd’hui me regarde avec torpeur, patine et glu. Je veux, au sein de cette nuit qui est plus longue que la vie, je veux, au sein de cette nuit, la vie crue et sanglante et pleine de salive.
- Mon vécu vide est invivable. Un viol de nuit sans petit prince.
- Laissez-moi tranquille ! Laissez-moi enfin dormir une nuit sans tremper mon oreiller de larmes, sans que les yeux me brûlent et sans que la migraine me martèle la tête ! Laissez-moi disparaitre de tout. Loin de ce monde...
- Voici descendre enfin sur nous la belle nuit Si douce à qui se meurt, à qui se désespère, .
- Mon paradis sur terre serait de vivre avec toi; cent ans ne sont pas assez, il nous faut l’éternité. Être ensemble, le matin, le soir, à toute heure; t’enlacer, te chérir, te protéger, t’aimer, c’est pour ces années à venir mon unique projet. Vivre avec toi, toi, mon trésor, mon bonheur, mon tout... Mon amour.
- C’est par vous, maman, que l’on rentre. Vous si faible, vous saviez-vous à ce point ange gardienne, et forte, et sage, et si pleine de bénédictions, que l’on vous prie, seul, dans la nuit ?
- Ne me quitte pas Je ne vais plus pleurer Je ne vais plus parler Je me cacherai là A te regarder Danser et sourire Et à t’écouter Chanter et puis rire Laisse-moi devenir L’ombre de ton ombre L’ombre de ta main L’ombre de ton chien.
- Astre brillant de mon amour, ne t’es-tu donc levé que pour disparaître aussitôt, et me laisser dans une nuit profonde !
- Je t’userai, je m’userai, je ne te quitterai pas, nous n’aurons pas de répit. Deux êtres humains doivent pouvoir vivre cramponnés l’un à l’autre sans respirer. Ca s’appelle l’amour.
- Rien qu’une nuit... Et quand tu te réveilleras, je serais mort depuis si longtemps que tu n’auras plus de peine.
- Seigneur ! Préservez-moi, préservez ceux que j’aime - Frères, parents, amis et mes ennemis même - Dans le mal triomphants, - De jamais voir, seigneur ! L’été sans fleurs vermeilles, - La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, - La maison sans enfants !
- Je dois vous laisser, ma tombe ferme à minuit. Le mourant vous salue !
- Souffrez qu’Amour cette nuit vous réveille; Par mes soupirs laissez-vous enflammer : Vous dormez trop, adorable merveille; Car c’est dormir que de ne point aimer.
- Jamais d’autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes, en dépit des mutilations d’arbre à la tombée de la nuit. Jamais d’autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien. Plus tu t’éloignes et plus ton ombre s’agrandit.
- Celui qui veut unir dans un accord mystique L’ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, ne chauffera jamais son corps paralytique A ce rouge soleil que l’on nomme l’amour !