Rien qu’une nuit… Et quand tu te réveilleras, je serais mort depuis si longtemps que tu n’auras plus de peine.
Romancier, 1911-1985Rien qu’une nuit… Et quand tu te réveilleras, je serais mort depuis si longtemps que tu n’auras plus de peine.
Romancier, 1911-1985Partager sur
Source secondaire
La Nuit des temps (1968), p. 323
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Astre brillant de mon amour, ne t’es-tu donc levé que pour disparaître aussitôt, et me laisser dans une nuit profonde !
Je dois vous laisser, ma tombe ferme à minuit. Le mourant vous salue !
Je voudrais mourir pendant mon sommeil mais sur le matin seulement et après une bonne nuit.
Voici descendre enfin sur nous la belle nuit Si douce à qui se meurt, à qui se désespère, .
Si tu n’étais pas morte… Ces mots ne dansent pas sur mon cahier, mais blessent le silence de la marge.
O soleil poignardé d’où jaillit le sang de l’aurore ! Mon cœur cette nuit s’est pris dans un lourd lacis de lianes et je n’ai point retrouvé la clairière du sommeil…
Equilibre dangereux, le mien, danger de mort d’âme. La nuit d’aujourd’hui me regarde avec torpeur, patine et glu. Je veux, au sein de cette nuit qui est plus longue que la vie, je veux, au sein de cette nuit, la vie crue et sanglante et pleine de salive.
Il se dit qu’il ne devait pas avoir peur de la mort. Il se dit que ce serait comme un sommeil, éternel et insouciant, un temps blafard sans temps ni rêves.
Dieu m’a sauvé de la mort. » Il est arrivé trop tard…
Dieu sait qu’ je n’ai pas le fond méchant, je ne souhait’ jamais la mort des gens ; Mais si l’on ne mourait plus, j’crèv’rais d’faim sur mon talus… J’suis un pauvre fossoyeur.

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