Je dois vous laisser, ma tombe ferme à minuit. Le mourant vous salue !
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Ce soir c’est un peu un hommage posthume, mais de mon vivant. Je vais partir, mais je ne partirai pas sans vous remercier.
Voici descendre enfin sur nous la belle nuit Si douce à qui se meurt, à qui se désespère, .
Je ne mourrai pas seul. Vous m’accompagnerez, mes ombres. Avec moi vous vous dissiperez, dans la grande nuit sans aurore. Avec nous dans la tombe à jamais enfermés Les êtres disparus que nous aurons aimés, puissent-ils nous aimer encore !
Rien qu’une nuit… Et quand tu te réveilleras, je serais mort depuis si longtemps que tu n’auras plus de peine.
Astre brillant de mon amour, ne t’es-tu donc levé que pour disparaître aussitôt, et me laisser dans une nuit profonde !
Oui, de ta suite, ô roi, de ta suite ! J’en suis !
Nuit et jour, en effet, pas à pas, je te suis.
Qui est-ce qui veut faire une tête dans la plume avec moi cette nuit ? Je vous préviens, faut abouler avant.
Tu demandes pourquoi je reste sans rien dire…
C’est que voici le grand moment, – l’heure des yeux et du sourire, – le soir… Et que ce soir je t’aime… Infiniment !
Vous avez ses yeux !
Je ne les aurai que s’il me les lègue à sa mort !
Mort qui fait toucher la vie, – ne t’attarde pas, je t’attends !

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