Oui, de ta suite, ô roi, de ta suite ! J’en suis !
Nuit et jour, en effet, pas à pas, je te suis.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Oui, de ta suite, ô roi, de ta suite ! J’en suis !
Nuit et jour, en effet, pas à pas, je te suis.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Hernani (1830)
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Eh ! Faites-la donc, mon Dieu, votre malle, une bonne fois ! Qu’on n’entende plus parler de vous…
Vous me laissez là,
Dans ma vie amère ;
Vous me laissez là,
Et Dieu voit cela !
On peut m’appeler comme on veut. Monsieur, altesse ou demi-dieu, mais pas Sir.
O Dieu ! Accordez-moi la chasteté, mais pas encore maintenant.
Seigneur, je te prie pour que tu m’accordes la patience. Et tout de suite !
Mais écoutez-moi donc, sacrebleu ! Je vous prêche la patience, la modération, mille tonnerres ! Et vous ne m’écoutez pas, ventrebleu !
C’est que vous prêchez… En jurant.
Je dois vous laisser, ma tombe ferme à minuit. Le mourant vous salue !
Si tu ne parles pas, je remplirai mon cœur de ton silence et je le subirai.
Tranquille, je t’attendrai comme la nuit en sa vigile étoilée, la tête courbée et en patience.
Fou n’y puis, sain n’y daigne, névrosé je suis.
Viens, mon adorable moitié, je t’attends, oui je te veux, tu es à moi, tu me le dis, ne dois-je pas le croire ? Viens donc dans les bras de celle qui t’adore, celle qui t’aime, et qui ne vit que pour toi.

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