Mais écoutez-moi donc, sacrebleu ! Je vous prêche la patience, la modération, mille tonnerres ! Et vous ne m’écoutez pas, ventrebleu ! - C’est que vous prêchez... En jurant.
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- Seigneur, je te prie pour que tu m’accordes la patience. Et tout de suite !
- L’instruction donne la patience, mon cher Monsieur. Elle donne une patience d’ange aux déshérités.
- S’armer de patience, combien l’expression est juste. La patience est effectivement une arme, et qui s’en munit, rien ne saurait l’abattre.
- Si tu ne parles pas, je remplirai mon coeur de ton silence et je le subirai. - Tranquille, je t’attendrai comme la nuit en sa vigile étoilée, la tête courbée et en patience.
- N’élève pas la voix dans le temple de Dieu, car il déteste les cris. - Prie d’un coeur aimant, dont les paroles restent cachées. - Il pourvoira à tes besoins, - Il entendra ce que tu dis, - Ton offrande lui sera agréable.
- Le silence du coeur t’est nécessaire afin d’entendre Dieu partout - dans la porte qui se ferme, la personne qui te réclame, les oiseaux qui chantent, et les plantes, et les animaux.
- Ah ! Ne pourrai-je jamais passer tranquillement une heure sur ton sein, serrer mon coeur contre ton coeur et confondre mon âme dans la tienne !
- Je n’écoute plus rien; et pour jamais adieu... Pour jamais ! Ah ! Seigneur, songez vous en vous-même Combien ce mot cruel est affreux quand on aime ?
- N’acceptez pas mon enseignement par respect pour moi; examinez-le et redécouvrez-en la vérité»... « Je vous ai montré le chemin, c’est à vous de le parcourir».
- Je suis obéissant; je dois servir les hommes. Le courage me manque, et je m’y prends si mal ! Effacez-moi, je vous l’ai dit, d’un coup de gomme, o dédain du silex, ô mépris végétal !
- Seigneur ! Préservez-moi, préservez ceux que j’aime - Frères, parents, amis et mes ennemis même - Dans le mal triomphants, - De jamais voir, seigneur ! L’été sans fleurs vermeilles, - La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, - La maison sans enfants !
- Laissez votre coeur vous guider... Il murmure donc écoutez attentivement.
- Ne me quitte pas Je ne vais plus pleurer Je ne vais plus parler Je me cacherai là A te regarder Danser et sourire Et à t’écouter Chanter et puis rire Laisse-moi devenir L’ombre de ton ombre L’ombre de ta main L’ombre de ton chien.
- Ah ! Je te reconnais bien là, et je n’espérais pas Pouvoir fléchir ce coeur de fer qui loge en ta poitrine, mais crains que je n’attire le courroux du ciel sur toi.
- Je vous souhaite des passions. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque.