Eh ! Faites-la donc, mon Dieu, votre malle, une bonne fois ! Qu’on n’entende plus parler de vous…
Écrivain, 1840-1897Eh ! Faites-la donc, mon Dieu, votre malle, une bonne fois ! Qu’on n’entende plus parler de vous…
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Source vérifiée
L’Immortel (1883), chapitre 16
Il eut une plainte basse et profonde, le cri sourd d’un homme éventré qui retient ses entrailles à deux mains. La petite voix aiguë continuait sans s’émouvoir: «Eh! faites-la donc, mon Dieu, votre malle, une bonne fois! qu’on n’entende plus parler de vous…Notre Paul est riche, heureusement… Il vous enverra de quoi manger… car vous pensez bien que, maintenant, vous ne trouverez ni un éditeur ni une revue qui veuille de vos inepties, et c’est le prétendu déshonneur de votre fils qui vous empêchera de mourir de faim.
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Oui, de ta suite, ô roi, de ta suite ! J’en suis !
Nuit et jour, en effet, pas à pas, je te suis.
Mais écoutez-moi donc, sacrebleu ! Je vous prêche la patience, la modération, mille tonnerres ! Et vous ne m’écoutez pas, ventrebleu !
C’est que vous prêchez… En jurant.
Alors, s’exaltant pour exalter : Eh quoi ! C’est vous, ajoute-t-il, que cette pensée n’enflamme point ?
Mon Dieu, si vous existez, faites vous connaître !
Le pardon, quel repos !
Oublie ta bonne action, dieu, lui, s’en souviendra.
O Dieu ! Accordez-moi la chasteté, mais pas encore maintenant.
Vous avez du talent ? Ne vous emmerdez pas à passer le bac !
Donnez-vous une petite étincelle de folie. Et ne la perdez pas.
Tu demandes pourquoi je reste sans rien dire…
C’est que voici le grand moment, – l’heure des yeux et du sourire, – le soir… Et que ce soir je t’aime… Infiniment !

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