Laissez-moi tranquille, laissez-moi enfin dormir une nuit sans tremper mon oreiller de larmes, sans que les yeux me brûlent et que la migraine me martèle la tête. Laissez-moi partir, disparaître de tout.
Auteur, 1929-1945Laissez-moi tranquille, laissez-moi enfin dormir une nuit sans tremper mon oreiller de larmes, sans que les yeux me brûlent et que la migraine me martèle la tête. Laissez-moi partir, disparaître de tout.
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Le Journal d'Anne Frank
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Je dois vous laisser, ma tombe ferme à minuit. Le mourant vous salue !
Je vous tiens toute vive entre mes bras, nature, ah ! Faut-il que mes yeux s’emplissent d’ombre un jour Et que j’aille au pays sans vent et sans verdure Que ne visitent pas la lumière et l’amour…
Je vais dormir, goûter un sommeil sans rêve qui ne ressemblera pas à la vie, qui me donnera la force de recommencer demain.
Je pourrai débrancher le soleil si un jour tu ne pouvais plus cligner des yeux, ton absence est si vénéneuse.
Rien qu’une nuit… Et quand tu te réveilleras, je serais mort depuis si longtemps que tu n’auras plus de peine.
J’aime ma névrose. Je ne veux pas guérir. C’est de là que me vient cette peur bleue, cette panique dès la nuit.
Ceux qui désirent le soir, qui haïssent l’aurore, sont toujours en repos et sont d’heureux amants, tandis que pour moi, le soir c’est ma douleur, c’est mon affliction, ce sont mes tourments !
Il faut dormir comme un lion, sans fermer les yeux.
Je déguste la solitude, laisse une minute de silence fondre sur ma langue, seul le rayon de soleil poussiéreux vient me déranger.
Je sais que cela semble parfois difficile, mais souvenez-vous d’une chose. À travers chaque nuit sombre, il y a un jour lumineux après cela. Donc, peu importe à quel point c’est dur, sortez votre poitrine, gardez la tête haute… Et gérez-le.

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