O malheur insensé, sans regret, sans angoisse ! De telles flammes, déchirantes et fêlées, me voici brûlant du désir de brûler. Entre la mort et la douleur physique - et le plaisir, plus profond que la mort et la douleur - je me traîne dans une nuit chagrine, à la limite du sommeil.
Citations similaires à "O malheur insensé, sans regret, sans..." :
- J’ai senti dans mes mains un animal immonde, Échappé à la nuit d’une affreuse forêt, et je vis que c’était le mal dont tu mourais, que j’appelle en riant la tristesse du monde.
- Bouleversé, je pleurai. Je pleurai de la peur que ma mère avait eue pour ma vie, peu m’importait, ces larmes se chargeaient d’une douleur autrement profonde, lourde, si elles me débordaient c’est que ces larmes en moi touchaient enfin l’extrémité des choses, l’extrémité de toute la vie.
- Il est des blessures qui ne s’ouvrent qu’à la nuit, à l’heure où les rires se taisent, où l’âme a froid et fait trembler le corps.
- Tel lorsque, abandonné d’une infidèle amante, pour la première fois j’ai connu la douleur, transpercé tout à coup d’une flèche sanglante, seul, je me suis assis dans la nuit de mon coeur.
- Plus la nuit avance, plus il fait lourd, plus on se sent étreint comme si d’immenses bêtes feutrées voulaient progressivement vous ôter le sang et vous tuer.
- Laissez-moi tranquille ! Laissez-moi enfin dormir une nuit sans tremper mon oreiller de larmes, sans que les yeux me brûlent et sans que la migraine me martèle la tête ! Laissez-moi disparaitre de tout. Loin de ce monde...
- Bucoliques. Le feu de bois. Toute cette fête, toute cette vie ! Puis cette agonie, puis cette mort, cette déboulée des bûches.
- Si vous ne pouvez pas vous réconcilier avec la chaleur de votre sang, calez-vous la tête sous l’eau. Vous allez mourir. Le suicide aussi est un poème, en un certain sens. Il paraît même que c’est une oeuvre d’art.
- L’absence refroidit les passions modérées au lieu qu’elle enflamme les plus violentes, telle que le vent qui éteint une bougie et qui excite la flamme d’un grand feu.
- Le vent faillit me faire tomber de la passerelle, dès j’y eus posé le pied. Il venait du désert, libre et sauvage. Il remplit mes bronches d’un seul coup, à éclater de chaleur, d’oxygène et de lumière. Depuis plus de vingt-quatre heures, j’étais mort à toute sensation, sauf à celle-là : l’appel de la vie.
- Ma vertu, mon bonheur, hélas ! Tout est décombres ! Tout est deuil ! Dans les coeurs où ses flammes ont lui L’amour ne laisse donc que ruine après lui ? De tout cet incendie il reste un peu de cendre. Il ne m’aime donc plus !
- Automne canadien. Ardente et transparente agonie des feuillages : le baiser du soleil après la morsure du gel. Puisse notre mort ressembler à celle de ces feuilles d’érable : se laisser successivement briser par la douleur et transfigurer par la grâce...
- Equilibre dangereux, le mien, danger de mort d’âme. La nuit d’aujourd’hui me regarde avec torpeur, patine et glu. Je veux, au sein de cette nuit qui est plus longue que la vie, je veux, au sein de cette nuit, la vie crue et sanglante et pleine de salive.
- Je vis, je meurs : je me brule et me noie, - J’ai chaud extrême en endurant froidure; - La vie m’est et trop molle et trop dure, - J’ai grands ennuis entremélés de joie.
- Ceux qui désirent le soir, qui haïssent l’aurore, sont toujours en repos et sont d’heureux amants, tandis que pour moi, le soir c’est ma douleur, c’est mon affliction, ce sont mes tourments !