Je vis, je meurs : je me brule et me noie, - J’ai chaud extrême en endurant froidure; - La vie m’est et trop molle et trop dure, - J’ai grands ennuis entremélés de joie.
Image : Je vis, je meurs : je...

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- Le simple sentiment d’être en vie m’est une extase.
- Le vent faillit me faire tomber de la passerelle, dès j’y eus posé le pied. Il venait du désert, libre et sauvage. Il remplit mes bronches d’un seul coup, à éclater de chaleur, d’oxygène et de lumière. Depuis plus de vingt-quatre heures, j’étais mort à toute sensation, sauf à celle-là : l’appel de la vie.
- Je ressens un coup de poignard en plein coeur, comme chaque fois que la femme de ma vie prend la direction opposée à la mienne, dans ce monde trop vaste.
- Je danserai, chanterai, jouerai, toute ma vie, je suis née seulement pour cela. Vivre, c’est danser, j’aimerais mourir à bout de souffle, épuisée, à la fin d’une danse ou d’un refrain.
- Vive la gaieté ! Je prends une existence nouvelle à chaque aurore ! Oublieuse du passé, ivre encore des assauts de la veille, tous les soirs j’épuise une vie de bonheur, une vie pleine d’amour !
- Je suis parfois lassé par Plus belle la vie.
- Au terme d’une vie agitée et pleine de traverses, je goûterai le repos.
- Ma vie est faite de virages.
- Plus je grossis, plus je m’aigris, plus je m’aigris, plus j’ai le coeur gros. Le désespoir rend difforme.
- Je suis hypersensible donc je vis tout à fond. Aussi bien la mélancolie et la tristesse que la joie.
- Surtout j’ai la douleur, cette douleur toujours jeune, active, inspiratrice d’étonnement, de colère, de rythme, de défi, la douleur qui espère la trêve mais qui ne prévoit pas la fin de la vie, heureusement j’ai la douleur.
- La vie est courte et l’espérance est longue, tout le bonheur me fuit et le malheur s’attarde.
- Aimer, c’est jeter sur la vie une passerelle vers le merveilleux, et cela implique de déposer aux pieds de l’autre tout ce que l’on est : pleurs, inspirations, rêves et intestins.
- Ainsi, vivre, me tue, et mourir me rend la vie.
- Mon pauvre coeur est un hibou Qu’on cloue, qu’on décloue, qu’on recloue. De sang, d’ardeur, il est à bout. Tous ceux qui m’aiment, je les loue.