Mon pauvre cœur est un hibou Qu’on cloue, qu’on décloue, qu’on recloue. De sang, d’ardeur, il est à bout. Tous ceux qui m’aiment, je les loue.
Écrivain, 1880-1918Mon pauvre cœur est un hibou Qu’on cloue, qu’on décloue, qu’on recloue. De sang, d’ardeur, il est à bout. Tous ceux qui m’aiment, je les loue.
Écrivain, 1880-1918Partager sur
Source vérifiée
Le Bestiaire, ou Cortège d’Orphée (1911), Le Hibou
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Qui est là Personne C’est simplement mon cœur qui bat Qui bat très fort A cause de toi.
Je ne sais si mon cœur s’apaisera jamais : Ce n’est pas son orgueil, c’est lui seul que je hais.
Je hais de tout mon cœur les esprits colériques,
Et porte grand amour aux hommes pacifiques ;
Je ne suis point battant de peur d’être battu,
Et l’humeur débonnaire est ma grande vertu.
Il n’y a rien de plus complet qu’un cœur brisé.
Sincère et véridique, je manque d’ouverture de cœur : mon âme tend incessamment à se fermer.
Un grand cœur se remplit avec bien peu.
Hélas ! Un cœur saignant d’une blessure intérieure n’a plus rien à redouter des atteintes du dehors : déchu de tout ce qu’il connaît de bonheur, qu’importe dans quel abîme il tombe.
Je ne sais ce que c’est que le cœur, moi, je n’appelle ainsi que les faiblesses de l’esprit.
Songez-y bien : il faut désormais que mon cœur, s’il n’aime avec transport, haïsse avec fureur.
À cet instant où mon cœur est brisé par un abandon si cruel et une trahison si basse.

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