Songez-y bien : il faut désormais que mon cœur, s’il n’aime avec transport, haïsse avec fureur.
Poète, 1639-1699Songez-y bien : il faut désormais que mon cœur, s’il n’aime avec transport, haïsse avec fureur.
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Andromaque (1667), acte I
Eh bien, madame, eh bien, il faut vous obéir: Il faut vous oublier, ou plutôt vous haïr. Oui, mes vœux ont trop loin poussé leur violence Pour ne plus s’arrêter que dans l’indifférence;Songez-y bien: il faut désormais que mon cœur, S’il n’aime avec transport, haïsse avec fureur.Je n’épargnerai rien dans ma juste colère: Le fils me répondra des mépris de la mère; La Grèce le demande; et je ne prétends pas Mettre toujours ma gloire à sauver des ingrats.
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Mon pauvre cœur est un hibou Qu’on cloue, qu’on décloue, qu’on recloue. De sang, d’ardeur, il est à bout. Tous ceux qui m’aiment, je les loue.
Je ne sais si mon cœur s’apaisera jamais : Ce n’est pas son orgueil, c’est lui seul que je hais.
Je hais de tout mon cœur les esprits colériques,
Et porte grand amour aux hommes pacifiques ;
Je ne suis point battant de peur d’être battu,
Et l’humeur débonnaire est ma grande vertu.
En écrivant cette parole
A peu que le cœur ne me fend.
D’abord, je trouve toujours choquant et blessant de s’arroger le monopole du cœur. Vous n’avez pas, monsieur Mitterrand, le monopole du cœur, vous ne l’avez pas.
Un grand cœur dédaigne et oublie, mais le lâche se réjouit dans la haine.
D’un côté, mon cœur penche pour le désintéressement mais de l’autre, ma main attrape tout ce qui passe à sa portée.
Tu ne haïras point : car haïr, c’est tuer au fond de son cœur.
La haine, c’est l’hiver du cœur.
Amant avec transport mais jaloux sans retour,
Sa haine va toujours plus loin que son amour.

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