C’est peu que de vouloir, sous un couteau mortel, me montrer votre cœur fumant sur un autel.
Poète, 1639-1699C’est peu que de vouloir, sous un couteau mortel, me montrer votre cœur fumant sur un autel.
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Iphigénie en Aulide (Racine), Didot, 1854 (1674), acte III
… Pour tout le prix enfin d’une illustre victoire Qui le doit enrichir, venger, combler de gloire, Content et glorieux du nom de votre époux, Je ne lui demandais que l’honneur d’être à vous: Cependant aujourd’hui, sanguinaire, parjure, C’est peu de violer l’amitié, la nature;C’est peu que de vouloir, sous un couteau mortel, Me montrer votre cœur fumant sur un autel; D’un appareil d’hymen couvrant ce sacrifice, Il veut que ce soit moi qui vous mène au supplice; Que ma crédule main conduise le couteau; Qu’au lieu de votre époux je sois votre bourreau! Et quel était pour vous ce sanglant hyménée, Si je fusse arrivé plus tard d’une journée? …
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Mon cœur, si doux à prendre
Entre tes mains,
Ouvre-le, ce n’est rien
Qu’un peu de cendre.
Pluie sur ton corps Brûla mon cœur.
En écrivant cette parole
A peu que le cœur ne me fend.
Quelque vol de mon cœur, quelque assassinat de ma franchise.
Ne reprenez, Dames, si j’ai aimé, Si j’ai senti mille torches ardentes, (…) Las ! que mon nom n’en soit par vous blâmé. Si j’ai failli, les peines sont présentes. N’aigrissez point leurs pointes violentes.
De mon pouvoir sur moi je viens de me convaincre, quand on se combat bien l’on est sûr de se vaincre. Mon cœur, où plus de feux viennent de s’allumer Renonce à votre cœur mais non à vous aimer.
Ah ! Je te reconnais bien là, et je n’espérais pas Pouvoir fléchir ce cœur de fer qui loge en ta poitrine, mais crains que je n’attire le courroux du ciel sur toi.
Avec moi, ça vient du cœur ou du fusil.
Ma flamme est toute pure, et sans rien présumer,
Je ne cherche en aimant que le seul bien d’aimer.
Aimer, c’est comme tenir une flamme dans ses mains : ça brûle, mais on a peur de l’éteindre.

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