Il pleure dans mon cœur, comme il pleut sur la ville, quelle est cette langueur, qui pénètre mon cœur ?
Écrivain, 1844-1896Il pleure dans mon cœur, comme il pleut sur la ville, quelle est cette langueur, qui pénètre mon cœur ?
Écrivain, 1844-1896Partager sur
Source vérifiée
Romances sans paroles (1874), Il pleure dans mon cœur
Il pleure dans mon cœur Comme il pleut sur la ville, Quelle est cette langueur Qui pénètre mon cœur?Ô bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits! Pour un cœur qui s’ennuie Ô le chant de la pluie! Il pleure sans raison Dans ce cœur qui s’écœure. Quoi! nulle trahison? Ce deuil est sans raison.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Mon pauvre cœur est un hibou Qu’on cloue, qu’on décloue, qu’on recloue. De sang, d’ardeur, il est à bout. Tous ceux qui m’aiment, je les loue.
Les sanglots longs Des violons de l’automne Bercent mon cœur D’une langueur monotone.
La pluie montre ses dents, exige la lumière Mon envie de crier, comme un doigt qu’on déplie, tire, tire les fils du nez de la mercière Qui maigrit mais qui tourne, embobinant la pluie.
Et de ma bouche où s’évapore
Le parfum des bonheurs derniers,
Et de mon cœur vibrant encore
S’élèvent de vagues pitiés…
Pluie sur ton corps Brûla mon cœur.
Tu trouveras, dans la joie ou la peine, Ma triste main pour soutenir la tienne, Mon triste cœur pour écouter le tien.
Chaque cœur brisé a crié à un moment ou un autre : Pourquoi tu ne vois pas qui je suis vraiment ?
L’amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur.
Je vis, je meurs : je me brule et me noie,
J’ai chaud extrême en endurant froidure ;
La vie m’est et trop molle et trop dure,
J’ai grands ennuis entremélés de joie.
Lorsque vos yeux me parlent, c’est mon cœur qui vous écoute.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.