Les sanglots longs Des violons de l’automne Bercent mon cœur D’une langueur monotone.
Acteur, 1913-2001Source : Verlaine
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Les sanglots longs Des violons de l’automne Bercent mon cœur D’une langueur monotone.
Acteur, 1913-2001Source : Verlaine
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Il pleure dans mon cœur, comme il pleut sur la ville, quelle est cette langueur, qui pénètre mon cœur ?
Sang et semence se mêlaient à mon encre. C’est au rythme de mon cœur que battent mes mots.
En écrivant cette parole
A peu que le cœur ne me fend.
Les écumes du cœur ne se répandent pas sur le papier. On n’y verse que de l’encre, et à peine sortie de notre bouche la tristesse criée nous rentre à l’âme par les oreilles et plus ronflante, plus profonde.
De mes grands chagrins je fais de petites chansons ; elles agitent leur plumage sonore et prennent leur vol vers le cœur de ma bien-aimée.
Et de ma bouche où s’évapore
Le parfum des bonheurs derniers,
Et de mon cœur vibrant encore
S’élèvent de vagues pitiés…
Ah ! Si du moins j’avais ressenti au cœur le battement, aux mains le froid annonciateur, dans tout le corps une célébration de l’angoisse.
Le temps, ennemi implacable. La jalousie, mauvaise compagne. Toujours l’amour, mais avec des orages. Mon cur battait des chamades de plus en plus saccadées entre ses « je t’aime » hâtifs, ses « je dois raccrocher » fébriles, ses « je te rappelle » excédés.
En été, le chant du monde s’élève et suspend le cœur à la cime des arbres.
Ce ton faussement léger, cette affection, ce maniérisme sautillant sont proprement insupportables.

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