La musique est un prolongement du silence, elle est aussi ce qui la précède, ce qui retentit au cœur du morceau.

La musique est un prolongement du silence, elle est aussi ce qui la précède, ce qui retentit au cœur du morceau.

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Variations sauvages
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Il m’a toujours semblé que la musique ne devrait être que le trop-plein d’un grand silence.
La musique sert peut-être en ce qu’elle fait estimer le silence à son prix.
La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu’encadrer ce silence.
Et chaque silence est une musique à l’état de gestation.
La musique est par excellence l’art d’agencer et de faire tinter le silence, de lui conférer un rythme, une dynamique.
La relation entre la vie et la mort est la même que celle qui existe entre le silence et la musique – le silence précède la musique et lui succède.
Je crois que j’aime de plus en plus le silence et de moins en moins la musique. Le silence a sa musique propre : les aboiements de chien, les voitures qui passent, les cliquetis d’objets, les frottements de tissus.
Le silence est le désert où fleurit la musique, et la musique, cette fleur du désert, est elle-même une sorte de mystérieux silence.
La pause, elle aussi, fait partie de la musique.
Le vase donne une forme au vide, et la musique au silence.

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