Je crois que j’aime de plus en plus le silence et de moins en moins la musique. Le silence a sa musique propre : les aboiements de chien, les voitures qui passent, les cliquetis d’objets, les frottements de tissus.
Écrivain, 1928-1991Je crois que j’aime de plus en plus le silence et de moins en moins la musique. Le silence a sa musique propre : les aboiements de chien, les voitures qui passent, les cliquetis d’objets, les frottements de tissus.
Écrivain, 1928-1991Partager sur
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Pensées, provocs et autres volutes
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La musique sert peut-être en ce qu’elle fait estimer le silence à son prix.
La musique est par excellence l’art d’agencer et de faire tinter le silence, de lui conférer un rythme, une dynamique.
Il m’a toujours semblé que la musique ne devrait être que le trop-plein d’un grand silence.
La musique est un prolongement du silence, elle est aussi ce qui la précède, ce qui retentit au cœur du morceau.
La relation entre la vie et la mort est la même que celle qui existe entre le silence et la musique – le silence précède la musique et lui succède.
Et chaque silence est une musique à l’état de gestation.
Cette musique qui n’est pas mauvaise mais qui donne envie d’en entendre de la bonne.
Pour moi, la musique ça se partage, sinon c’est pas drôle.
La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu’encadrer ce silence.
Ce qu’on écoute entre les sons, ce sont les silences qui servent à entendre les pensées. C’est la raison pour laquelle, dans la vie courante, nous avons peur du silence et nous le comblons sans cesse.

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