Il m’a toujours semblé que la musique ne devrait être que le trop-plein d’un grand silence.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Il m’a toujours semblé que la musique ne devrait être que le trop-plein d’un grand silence.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
Source secondaire
Alexis ou le Traité du Vain Combat (1929), p. 49
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La musique est un prolongement du silence, elle est aussi ce qui la précède, ce qui retentit au cœur du morceau.
La musique sert peut-être en ce qu’elle fait estimer le silence à son prix.
Et chaque silence est une musique à l’état de gestation.
La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu’encadrer ce silence.
Je crois que j’aime de plus en plus le silence et de moins en moins la musique. Le silence a sa musique propre : les aboiements de chien, les voitures qui passent, les cliquetis d’objets, les frottements de tissus.
Du temps du muet… Il y avait de la musique…
Maintenant aussi… Mais on ne l’entend pas… Les gens causent tout le temps !
La musique est par excellence l’art d’agencer et de faire tinter le silence, de lui conférer un rythme, une dynamique.
Supporter d’entendre sa propre pensée demande un courage que je n’avais pas il y a encore quelques années. Je préférais me taire et m’oublier dans la musique.
La relation entre la vie et la mort est la même que celle qui existe entre le silence et la musique – le silence précède la musique et lui succède.
Le silence est le désert où fleurit la musique, et la musique, cette fleur du désert, est elle-même une sorte de mystérieux silence.

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