La musique sert peut-être en ce qu’elle fait estimer le silence à son prix.

Source : Journal tome 1, 19 août 1862
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La musique sert peut-être en ce qu’elle fait estimer le silence à son prix.

Source : Journal tome 1, 19 août 1862
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La musique est un prolongement du silence, elle est aussi ce qui la précède, ce qui retentit au cœur du morceau.
Je crois que j’aime de plus en plus le silence et de moins en moins la musique. Le silence a sa musique propre : les aboiements de chien, les voitures qui passent, les cliquetis d’objets, les frottements de tissus.
Il m’a toujours semblé que la musique ne devrait être que le trop-plein d’un grand silence.
La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu’encadrer ce silence.
La musique est par excellence l’art d’agencer et de faire tinter le silence, de lui conférer un rythme, une dynamique.
Et chaque silence est une musique à l’état de gestation.
La relation entre la vie et la mort est la même que celle qui existe entre le silence et la musique – le silence précède la musique et lui succède.
Ce qu’on écoute entre les sons, ce sont les silences qui servent à entendre les pensées. C’est la raison pour laquelle, dans la vie courante, nous avons peur du silence et nous le comblons sans cesse.
Le silence est un argument mené par d’autres moyens.
Certains moments ne peuvent avoir pour bande-son que le silence.

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