Sur le Noël, morte saison,
Que les loups se vivent de vent…
Poète, 1431-1463Sur le Noël, morte saison,
Que les loups se vivent de vent…
Poète, 1431-1463Partager sur
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Les oeuvres [de] Francoys Villon de Paris contenant les Lais, le Testament, les Ballades et les Poésies
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Bucoliques. Le feu de bois. Toute cette fête, toute cette vie ! Puis cette agonie, puis cette mort, cette déboulée des bûches.
Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs Les fruits tombant sans qu’on les cueille Le vent et la forêt qui pleurent Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille.
Douce nuit, blanche nuit, c’est Noël aujourd’hui Et pendant que tes clochers joyeux Carillonnent à la voûte des cieux, sous le toit des chaumières On a le cœur bien heureux.
Que dit l’automne aux arbres ?
Jetez vos diplômes.
La vie qui s’en vient Et qui s’en va Nous laisse pantois Comme des chiens…
C’est nous la compagnie des lapins bleus Aux oreilles tendues et aux yeux malicieux Mais quand viennent la pluie et l’orage Notre bonheur fait naufrage Quand les lapins bleus sont rouges Rien n’va plus dans la page.
Amitié de cour, foi de renards, et société de loups.
Qu’y a-t-il de plus beau qu’un arbre au printemps, à part peut-être un cerf chantant « Stranger in the night » au clair de lune avec des guêtres ?
Pour tout ce qui existe, il est une saison. Oui. Un temps pour détruire et un temps pour construire. C’est cela. Un temps pour garder le silence et un temps pour élever la voix.
D’un hiver plein de rigueurs C’est toi qui fonds la glace ; Si l’amour a des froideurs, Que ton retour les chasse : Joli mois de Mai, rends-nous, rends-nous le cœur gai.

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