Amitié de cour, foi de renards, et société de loups.
Écrivain, 1740-1794 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Amitié de cour, foi de renards, et société de loups.
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Maximes et Pensées (1923), chapitre 3, 202
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Conseil d’ami, avis du Ciel.
J’éprouve une attirance pour les êtres funestes. C’est un désir enfantin de rencontrer le loup, d’avoir peur. Enfant, je préférais La petite marchande d’allumettes et ses dernières munitions au Chaperon rouge.
On attrape les lièvres avec des chiens, les femmes avec de l’argent et les sots avec des louanges.
Sur le Noël, morte saison,
Que les loups se vivent de vent…
L’expérience vitale de cette amitié avec les animaux le projette hors de la condition générale de l’humanité « déchue ».
Il y aurait beaucoup de tendresse à apprendre des loups et beaucoup de férocité des tourterelles.
L’homme se distingue des autres animaux surtout en ceci : il est le seul qui maltraite sa femelle, méfait dont ni les loups ni les lâches coyotes ne se rendent coupables, ni même le chien dégénéré par la domestication.
L’orgueil est lion, l’égoïsme est tigre, la vanité est chatte.
Le chemin de la vérité A des prairies de fausseté.
La brebis morte n’a plus peur du loup.

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