Il y aurait beaucoup de tendresse à apprendre des loups et beaucoup de férocité des tourterelles.
Écrivain, 1914-2004Il y aurait beaucoup de tendresse à apprendre des loups et beaucoup de férocité des tourterelles.
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Quand on parle trop du loup, il finit par l’apprendre.
J’éprouve une attirance pour les êtres funestes. C’est un désir enfantin de rencontrer le loup, d’avoir peur. Enfant, je préférais La petite marchande d’allumettes et ses dernières munitions au Chaperon rouge.
Grandir, devenir adulte, c’est ne plus courir à la recherche d’un bosquet où se tapir. Devenir adulte, c’est, au lieu de s’enfuir en permanence, oser se retourner et, enfin, faire face aux loups.
Amitié de cour, foi de renards, et société de loups.
En observant en permanence les animaux dans leur état naturel, on s’attache trop à eux pour avoir envie de les abattre. Tout le côté sportif de la chasse réside dans le fait de savoir les traquer, pas dans la mise à mort.
L’expérience vitale de cette amitié avec les animaux le projette hors de la condition générale de l’humanité « déchue ».
Il y a beaucoup à apprendre des sots, à condition que ce soit soi-même qu’on étudie en eux.
Le lion serait rusé, si conseillé par le renard.
Ainsi suis-je, mon ami, gracieux avec les gracieux, mais rugissant avec les rugissants et lion avec les hyènes !
Les animaux ont peur du tonnerre comme les enfants d’une mère qui les gronde.

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