J’éprouve une attirance pour les êtres funestes. C’est un désir enfantin de rencontrer le loup, d’avoir peur. Enfant, je préférais La petite marchande d’allumettes et ses dernières munitions au Chaperon rouge.
Image : J’éprouve une attirance pour les êtres...

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- Je ne dois pas avoir peur. Je ne dois pas douter. Je suis l’espoir de tous. Même si je suis petit. Quand on est petit, on se faufile mieux dans les passages étroits. Donc tout ira bien.
- Aime-moi comme la taupe aime son obscurité Et la tigresse le cerf craintif; Amour et peur soient tes deux amours ! Aime-moi et soulève ton masque !
- Comment tuer la peur, me demandé-je ? Comment toucher au fantôme, comment le prendre à sa gorge de fantôme ? C’est une entreprise dans laquelle on se précipite en rêve et dont on se félicite d’être sorti comme un chien trempé, les membres frissonnants.
- Je suis le contraire d’un aventurier : tout me fait peur et tout me fatigue ici-bas; c’est seulement au niveau de l’idée que j’ai un vague goût de l’aventure.
- Allez atteler un âne avec le harnais d’un cheval ! Je sais que l’âne aime les chardons. Si j’avais à pêcher l’âne, je mettrais des chardons à ma ligne : un enfant de deux ans comprendrait.
- Il y aurait beaucoup de tendresse à apprendre des loups et beaucoup de férocité des tourterelles.
- Ainsi suis-je, mon ami, gracieux avec les gracieux, mais rugissants avec les rugissants et lion avec les hyènes !
- Compagne d’hommes innocents et paisibles, la bergeronnette semble avoir pour notre espèce ce penchant qui rapprocherait de nous la plupart des animaux, s’ils n’étaient repoussés par notre barbarie.
- Je ne suis qu’un rosier sauvage, pas taillé, couvert de piquants. J’aimerais trouver un adulte, un tuteur contre lequel pousser.
- Grandir, devenir adulte, c’est ne plus courir à la recherche d’un bosquet où se tapir. Devenir adulte, c’est, au lieu de s’enfuir en permanence, oser se retourner et, enfin, faire face aux loups.
- Soit voué, misérable, à l’angoisse, à la haine, a la luxure, à la soif de l’or et du sang, a la peur, avant-goût de l’ardente Géhenne !
- Le spectateur est tel un enfant qui a peur des monstres mais qui veut regarder sous le lit avec une lampe de poche.
- La parole, me semble t-il, délivre de la peur de la mort, et si elle pouvait m’aider à la repousser, à lui échapper, je serais alors le porc-épic le plus heureux du monde.
- Une forme inférieure du respect, la peur. C’est tout le respect qu’on peut inspirer à la bête.
- Il vaut mieux un peureux qui assume sa peur qu’un courageux qui gaspille son courage.