Je suis le contraire d’un aventurier : tout me fait peur et tout me fatigue ici-bas; c’est seulement au niveau de l’idée que j’ai un vague goût de l’aventure.
Image : Je suis le contraire d’un aventurier...

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- J’étais une grande timide quand j’étais petite. Et j’ai vécu avec beaucoup de peur, un sentiment que j’ai encore et qui a été en partie mon moteur. La peur bouge. La peur fait créer parce que vous voulez inventer un monde où vos idées et vos rêves fonctionnent.
- Ce n’est pas certes le monde naissant qui me fait peur, mais quelquefois le visage de ceux qui l’accouchent.
- Je vis chaque jour et j’essaie d’avoir moins de peur, moins d’inquiétude. Mais je me suis toujours inquiétée de tout; c’est dans ma nature. C’est la chose qui me fait le plus souffrir.
- Je pense qu’une des raisons pour lesquelles je n’ai jamais sauté d’un pont à l’élastique, c’est que j’ai peur de pisser de trouille, et d’être à l’envers à ce moment-là.
- Dans un instant, se dit-il, j’irai vers mon destin. Quel beau mot : l’aventure ! Ce qui doit advenir. Tout le surprenant qui m’attend.
- Après tant d’années, le métier me donne toujours le même plaisir. Et les soirs de première, la même peur. Je cours après le temps, je ne sais pas rester sans rien faire.
- Moi, je vis comme un bohémien. Je suis un fugitif. Il n’y a pas un lieu qui me semble habitable au-delà d’une certaine durée, pas même ma propre peau.
- J’ai eu une vie de patachon et d’aventurière.
- Avoir du courage ne veut pas dire que nous n’avons pas peur. Avoir du courage et faire preuve de courage signifie que nous affrontons nos peurs. Nous pouvons dire : Je suis tombée, mais je vais me relever.
- Ce qu’il peut être enivrant de se sentir étranger au monde ! On a toujours l’impression d’être en voyage.
- J’ai l’impression d’être un vase qui fuit : l’orgueil, la dignité, le courage coulent par toutes mes fissures. Seule demeure la terreur. Une terreur qui me dévore, qui m’aveugle.
- Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.
- J’essaie de ne jamais être gouverné par la peur; c’est comme ça que je choisis les choses.
- J’aime l’inconnu. Je pense que c’est parce que ça fait peur, et embrasser la peur est le meilleur sentiment.
- Mon naturel me contraint à chercher et aimer les choses bien ordonnées, fuyant la confusion qui m’est contraire et ennemie comme est la lumière des obscures ténèbres.