Je ne sais ce que c’est que le cœur, moi, je n’appelle ainsi que les faiblesses de l’esprit.
1740-1814Je ne sais ce que c’est que le cœur, moi, je n’appelle ainsi que les faiblesses de l’esprit.
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Sade - Philosophie Dans Le Boudoir
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À quoi sert un cœur qu’on n’use pas ?
Mon cerveau n’est qu’un récepteur, dans l’Univers il y a un cœur duquel on obtient la connaissance, la force et l’inspiration. Je n’ai pas pénétré dans les secrets de ce cœur, mais je sais qu’il existe.
C’est à se désoler, que seule l’intelligence comprenne ce que j’ai sur le cœur, contre elle. Le cœur ne le comprend pas.
Le cœur, c’est une intelligence qui peut venir même aux imbéciles. L’amour, c’est quand toute la limaille de notre pensée est précipitée vers le cœur de l’autre comme vers un aimant.
Désir, volonté, force, tout manque au cœur qui se méprise.
Pour moi, les seules choses dignes d’intérêt sont celles du cœur.
Devant certaines douleurs, le cœur est plus perspicace que l’esprit.
Quand on n’a pas le cœur bête, c’est qu’on n’a pas de cœur du tout.
La connaissance du cœur humain, c’est l’érudition des flâneurs.
En réalité, ce qu’on entend par avoir du cœur, c’est avoir une faiblesse des glandes lacrymales en même temps qu’une légère paralysie du cervelet.

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