Surtout j’ai la douleur, cette douleur toujours jeune, active, inspiratrice d’étonnement, de colère, de rythme, de défi, la douleur qui espère la trêve mais qui ne prévoit pas la fin de la vie, heureusement j’ai la douleur.
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- La pitié, plus que tout autre sentiment, est une émotion cultivée; c’est un enfant qui en aura le moins. La pitié provient de la mémoire de l’homme, des dépôts successifs de l’expérience, de l’angoisse et de la douleur de la vie.
- Pour moi, la vie a un sens. Et, si la vie a un sens, la souffrance aussi en a un, même si elle peut paraître révoltante et même incompréhensible.
- L’être humain ne cherche pas avant tout le plaisir, ni la souffrance, mais plutôt une raison de vivre Voilà pourquoi l’homme est prêt à souffrir s’il le faut, mais à la condition que sa souffrance ait un sens.
- La vie n’est qu’une longue perte de tout ce qu’on aime. On laisse derrière soi une traînée de douleurs. Le destin nous ahurit par une prolixité de souffrances insupportables. Après cela, on s’étonne que les vieilles gens rabâchent.
- Toute douleur veut être contemplée, ou bien elle n’est pas sentie du tout.
- L’excès de la douleur, comme l’excès de la joie, est une chose violente qui dure peu.
- Tout est douleur, tout est éphémère.
- La douleur est comme la passion. Pour s’en délivrer, il faut l’assouvir, toute.
- La leçon la plus importante que l’homme puisse apprendre dans sa vie n’est pas que la douleur existe dans le monde, mais qu’il dépend de nous d’en tirer profit, qu’il nous est loisible de la transmuer en joie.
- On dit que le temps apaise toute douleur, on dit que tout peut s’oublier, mais les sourires et les pleurs, par-delà les années, tordent encore les fibres de mon coeur.
- Car la douleur qui me serre le coeur raffermit, à chacun de ses battements, ma certitude qu’il est impossible d’autant aimer un que et de le perdre pour toujours.
- Je connus tout, y compris une douleur inattendue, très cuisante, et qui ressemblait beaucoup à l’âcre frisson de l’amour-propre blessé.
- Mais toujours le plaisir de douleur s’accompagne.
- C’est la douleur seule qui rend consciente la passion, et c’est pourquoi l’on aime souffrir, et faire souffrir.
- La douleur embellit l’écrevisse.