Je suis seul, je suis seul, c’est l’heure des tempêtes. Les mots à qui je parle ont peur de me parler. La nuit m’entoure, je m’accroche à ma planète. Le Sud est-il au Nord ? Mon étoile a coulé.
Image : Je suis seul, je suis seul,...

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- J’ai plusieurs vies. Dans la meilleure, comète entre les crocs, je suis serpent. Et dans les autres, suivant l’heure. Fétiche en or, dieu qui se pend.
- Quand j’marche dans Paris toute la nuit, j’ai mal de voir le monde dans lequel on vit, où est l’enfer, où le paradis ?
- C’est par vous, maman, que l’on rentre. Vous si faible, vous saviez-vous à ce point ange gardienne, et forte, et sage, et si pleine de bénédictions, que l’on vous prie, seul, dans la nuit ?
- O Rose, te voilà malade ! L’insecte invisible Qui vole dans la nuit Parmi la hurlante tempête A découvert ton lit De splendeur cramoisie; Son amour obscur et secret Ronge ta vie.
- Je reste seul à me consumer dans le noir - quand le soleil dérobe au monde sa lumière - D’autres, c’est par plaisir qu’ils s’étendent à terre, - moi, c’est dans mon malheur pour gémir et pleurer.
- Si vous avez jamais passé la nuit à la belle étoile, vous savez qu’à l’heure où nous dormons, un monde mystérieux s’éveille dans la solitude et le silence.
- Jamais d’autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes, en dépit des mutilations d’arbre à la tombée de la nuit. Jamais d’autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien. Plus tu t’éloignes et plus ton ombre s’agrandit.
- Cette nuit je vais grimper à la lune, m’installer dans le croissant comme dans un hamac et je n’aurai absolument pas besoin de dormir pour rêver.
- Ma solitude est mon palais. C’est là que j’ai ma chaise, ma table, mon lit, mon vent, mon soleil. Quand je suis assise ailleurs que dans ma solitude, je suis assise en pays trompeur.
- La douceur de ce monde, elle est toute goûtée. La jeunesse n’est plus : un fleuve à l’horizon. Avril et Mai sont loin, l’été lui-même est loin, et je ne suis plus rien, je n’aime plus à vivre.
- Tristesse au coeur. - Quand je t’entends, coucou, - ma solitude est plus profonde...
- Je suis seul, capable encore et plus que jamais d’éprouver la passion. L’ennui, l’ennui que je cultive avec une rigoureuse inconscience pare ma vie de l’uniformité d’où jaillissent la tempête et la nuit et le soleil.
- Je me replie. Je rentre en moi par mon oreille gauche. Mes pas retombent dans la solitude de mon crâne qu’illumine seule une constellation grenat. Je parcours à tâtons l’énorme salle démantelée. Portes murées, fenêtres condamnées.
- Laissez-moi tranquille ! Laissez-moi enfin dormir une nuit sans tremper mon oreiller de larmes, sans que les yeux me brûlent et sans que la migraine me martèle la tête ! Laissez-moi disparaitre de tout. Loin de ce monde...