Je me replie. Je rentre en moi par mon oreille gauche. Mes pas retombent dans la solitude de mon crâne qu’illumine seule une constellation grenat. Je parcours à tâtons l’énorme salle démantelée. Portes murées, fenêtres condamnées.

GarderImage

D’où vient cette citation ?

Source secondaire

Liberté sur parole (1958), Travaux du poète — VII, partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), p. 52

Cette référence a été relevée par Wikiquote. Nous ne l’avons pas encore confrontée à l’édition imprimée.

Édition consultée
Gallimard, coll. Poésie, 1966
Relevée le
13 octobre 2026
Voir la référence sur Wikiquote

Une erreur ? Proposer une correctionSignaler

Si cette phrase vous parle, lisez aussi…

  1. Je perdis toute liberté. Elle occupa toutes mes pensées, hypothéqua mes jours, mes nuits. Un clou noir dans mon cœur.
    Source vérifiée Le Marin de Gibraltar (1952)
  2. La chambre est sombre, une lune glacée s’est retirée avec tact pour laisser place à une brume grise. Ma tête bourdonne des blessures de la nuit. J’ai perdu mon rêve.
  3. Le Rêve est une seconde vie. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible.
    Source vérifiée Aurélia (1855)
  4. Et je m’en vais, au vent mauvais, qui m’emporte Deçà, delà Pareil à la Feuille morte.
    Source vérifiée Poèmes saturniens (1866), Chanson d’automne
  5. Lorsque je me trouve seul, alors, en face de mes piliers, mes murs et mes corniches ; alors, dis-je, je laisse tomber sur ces pierres muettes un regard d’amour.
    Eugène Emmanuel Viollet-le-DucSource à vérifierLettre, à son père, 28 avril 1844
  6. Au milieu du voyage de notre vie, je revins à moi dans un bois sombre où le droit chemin était perdu.
  7. Il me vient cette pensée affreuse que j’ai renoncé au paradis et que je suis en train de piétiner aux portes de l’enfer.
    Source vérifiée Le Grand Meaulnes (1913), partie III, chapitre 14
  8. J’avais la tête bruissante comme après un long voyage en diligence.
    Source vérifiée Correspondance (1850), lettre 261 à Louis Bouilhet
  9. Ses yeux évoquent un instant, au cœur de la nuit remplie de souvenirs, les seules fenêtres à s’ouvrir sur mon monde.
    Tahereh Mafi Source vérifiée Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas
  10. Je concentrais toutes mes forces, observant cette ombre qu’est la réalité ambiante ; ombre de quelque édifice ou de quelque mur qu’il ne nous est pas loisible de contempler.
    Source à vérifierAlejandra (1961)
« Je me replie. Je rentre en moi par mon oreille gauche. Mes pas retombent dans la solitude de mon crâne qu’illu... » — Octavio Paz

L’image de cette citation

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.

Format 1080 × 1350 px · JPEG

184 citations sur la solitude

Les découvrir
Citer cette citationRéférence de l’œuvre · APA, MLA, Chicago
APA
Octavio Paz. (1958). Liberté sur parole (Travaux du poète — VII, partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), p. 52). Édition consultée : Gallimard, coll. Poésie, 1966.
MLA
Octavio Paz. Liberté sur parole. 1958, Travaux du poète — VII, partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), p. 52.
Chicago
Octavio Paz. Liberté sur parole. 1958. Travaux du poète — VII, partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), p. 52. Édition consultée : Gallimard, coll. Poésie, 1966.