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Poèmes saturniens (1866), Chanson d’automne

Dans l’œuvre
Tout suffocant Et blême, quand Sonne l’heure, Je me souviens Des jours anciens Et je pleure;Et je m’en vais Au vent mauvais Qui m’emporte Deçà, delà, Pareil à la Feuille morte.
Vérifiée le
9 octobre 2026
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  1. Le vent faillit me faire tomber de la passerelle, dès que j’y eus posé le pied. Il venait du désert, libre et sauvage. Il remplit mes bronches d’un seul coup, à éclater, de chaleur, d’oxygène et de lumière. Depuis plus de vingt-quatre heures, j’étais mort à toute sensation, sauf à celle-là : l’appel de la vie.
    Source vérifiée Succession ouverte
  2. Ma vie est comme une plume sur le dos de ma main, attendant le vent de la mort.
    Source à vérifierLe testament caché (2009)
  3. Au fond, voilà pourquoi j’ai voyagé à pied : par simple amour du vent et de la terre.
    Source à vérifierUn rameau de la nuit (1950)
  4. Je ne suis plus qu’une vieille bûche vermoulue et pourrie gisant sur le rivage du temps, d’où le ressac m’emportera bientôt. Et nul ne pleurera ma disparition.
    Bergsveinn Birgisson Source vérifiée La lettre à Helga (2013)
  5. S’attendre au pire, à quelque chose de pis que la chute, tout en chutant, c’était un peu la conception que j’avais de la vie.
    Christian Oster Source vérifiée Mon grand appartement
  6. Un jour j’suis tombé, pour apprendre à me relever.
    Ademo
  7. Je me replie. Je rentre en moi par mon oreille gauche. Mes pas retombent dans la solitude de mon crâne qu’illumine seule une constellation grenat. Je parcours à tâtons l’énorme salle démantelée. Portes murées, fenêtres condamnées.
    Source secondaireLiberté sur parole (1958), Travaux du poète — VII, partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), p. 52
  8. J’avais la tête bruissante comme après un long voyage en diligence.
    Source vérifiée Correspondance (1850), lettre 261 à Louis Bouilhet
  9. J’entreprends ce voyage pour être loin de l’hideuse face humaine ! Enfin, pouvoir durant 15 jours se recueillir sur la face grave de l’océan ! Son visage attristé est le mien. Ce flot horrible qui déferle, mon amertume. Moi aussi j’ai mes abîmes.
  10. Je me suis consolé dans les bras de la guerre… Une maîtresse terrible qui ne s’envoie en l’air que dans le sang et les ruines.
« Et je m’en vais, au vent mauvais, qui m’emporte Deçà, delà Pareil à la Feuille morte. » — Paul Verlaine

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Paul Verlaine. (1866). Poèmes saturniens (Chanson d’automne).
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Paul Verlaine. Poèmes saturniens. 1866, Chanson d’automne.
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Paul Verlaine. Poèmes saturniens. 1866. Chanson d’automne.