Je concentrais toutes mes forces, observant cette ombre qu’est la réalité ambiante ; ombre de quelque édifice ou de quelque mur qu’il ne nous est pas loisible de contempler.

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  1. Dans la mesure où ma vie était devenue cette sorte d’autoroute au soleil de la passion, je supportais mal d’y voir la moindre ombre portée.
    Source vérifiée Un profil perdu (1974)
  2. Ce n’est pas que fût moins passionné qu’alors mon désir de pouvoir contempler de près les parcelles précieuses de réalité qu’entrevoyait mon imagination.
    Source vérifiée Le Côté de Guermantes (1921), Première partie
  3. J’errais sans laisser transparaître l’errance, marchant d’un pas assuré, donnant toujours l’impression de poursuivre un but précis, de me diriger quelque part, si bien qu’il était impossible pour qui que ce soit de s’apercevoir de la mise à l’écart dont j’étais l’objet.
    Source vérifiée En finir avec Eddy Bellegueule (2014)
  4. Il est probable que la confiance totale que j’avais dans mes rêves empêchât que je ne me heurte aux aspérités de la réalité, et que c’est peut-être ainsi, de ne pas trop peser sur le monde des choses concrètes, que l’on force paradoxalement le destin.
    Source vérifiée Une enfance de rêve (2014)
  5. Lorsque je me trouve seul, alors, en face de mes piliers, mes murs et mes corniches ; alors, dis-je, je laisse tomber sur ces pierres muettes un regard d’amour.
    Eugène Emmanuel Viollet-le-DucSource à vérifierLettre, à son père, 28 avril 1844
  6. Je n’ai jamais eu beaucoup confiance en mon propre travail, et même maintenant que je suis assuré (toujours à ma grande surprise) qu’il a de la valeur pour les autres, je me sens timide, réticent pour ainsi dire à exposer mon monde imaginaire à d’éventuelles des yeux et des oreilles méprisants.
  7. La solitude me désespère ; la compagnie des autres me pèse. La présence d’autrui dévie mes pensées ; je rêve cette présence avec une distraction d’un type spécial, que toute mon attention analytique ne parvient pas à définir.
    Source à vérifierChristian Bourgois Éditeur
  8. Je me replie. Je rentre en moi par mon oreille gauche. Mes pas retombent dans la solitude de mon crâne qu’illumine seule une constellation grenat. Je parcours à tâtons l’énorme salle démantelée. Portes murées, fenêtres condamnées.
    Source secondaireLiberté sur parole (1958), Travaux du poète — VII, partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), p. 52
  9. La provocation est ma manière à moi de faire un travelling avant. Un seul arrêt image et je me flingue. Fondu au noir.
    Source vérifiée Pensées, provocs et autres volutes (2006)
  10. Ici, mes pouvoirs se reposent de leur haute fantaisie, mais je pouvais déjà sentir mon être transformé – l’instinct et l’intellect s’équilibraient de manière égale. Comme dans une roue dont le mouvement n’entrave rien – par l’Amour qui meut le Soleil et les autres étoiles.
« Je concentrais toutes mes forces, observant cette ombre qu’est la réalité ambiante ; ombre de quelque édifice... » — Ernesto Sábato

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Ernesto Sábato. (s.d.). « Je concentrais toutes mes forces, observant cette ombre qu’est la réalité ambiante ; ombre de quelque édifice ou de quelque mur qu’il ne nou… ». citations-inspirantes.com. https://citations-inspirantes.com/citations/concentrais-toutes-mes-forces-observant-21812167
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Ernesto Sábato. « Je concentrais toutes mes forces, observant cette ombre qu’est la réalité ambiante ; ombre de quelque édifice ou de quelque mur qu’il ne nou… ». citations-inspirantes.com. Consulté le 5 novembre 2026. https://citations-inspirantes.com/citations/concentrais-toutes-mes-forces-observant-21812167.