Je me rendais compte que les mensonges étaient la seule force qui m’appartenait vraiment, la seule arme à laquelle je pouvais faire confiance, sans condition. Ma guérison est venue de cette possibilité de nier la réalité.
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- J’errais sans laisser transparaître l’errance, marchant d’un pas assuré, donnant toujours l’impression de poursuivre un but précis, de me diriger quelque part, si bien qu’il était impossible pour qui que ce soit de s’apercevoir de la mise à l’écart dont j’étais l’objet.
- Notre seule véritable liberté consiste à découvrir et à dégager la réalité spirituelle qui est en nous.
- Je concentrais toutes mes forces, observant cette ombre qu’est la réalité ambiante; ombre de quelque édifice ou de quelque mur qu’il ne nous est pas loisible de contempler.
- Rien n’est plus trompeur que l’évidence. C’est un principe de logique qui s’applique aux échecs : ce qui paraît évident n’est pas toujours ce qui s’est produit en réalité, ou ce qui est sur le point de se produire...
- La réalité a dépassé la fiction. Ensuite, c’est la fiction qui a dépassé la réalité et, à partir de là, tout n’est devenu qu’une copie d’une copie dont on a oublié l’original.
- J’ai toujours eu un extrême désir d’apprendre à distinguer le vrai d’avec le faux pour voir clair en mes actions et marcher avec assurance en cette vie.
- J’ai grandi, j’ai muri, j’ai compris que la confiance n’est pas une garantie.
- Ceux qui disent m’avoir connu doivent se tromper. Ils ajoutent même qu’ils m’avaient cru mort.
- J’étais libérée parce que ma plus grande peur avait été réalisée et j’avais encore une fille que j’adorais et j’avais une vieille machine à écrire et une grande idée. Et ainsi le fond de pierre est devenu une base solide sur laquelle j’ai reconstruit ma vie.
- Je suis devenu celui que j’avais peur de devenir. Un sceptique. Un agnostique - même pas assez croyant pour être athée. Un homme qui pense que le contraire de la vérité n’est pas le mensonge mais la certitude.
- Le seul secret pour se venger des injures est de ne les point mériter et de les mépriser. Elles tournent alors à la honte de celui qui les a proférées.
- Moi-même, j’étais à quelques pas de mon inconnue, combattant pour ne pas être écrasé, et jouant des coudes et du corps.
- Si le mensonge n’existait pas, il n’y aurait nul besoin de le conjurer en disant des "je le jure".
- Tout acte de soumission à la force qui m’est extérieure me pourrit tout debout, mort avant que d’être enterré par les légitimes fossoyeurs de l’ordre.