Si le mensonge n’existait pas, il n’y aurait nul besoin de le conjurer en disant des « je le jure ».
Écrivain, 1923-2014Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Si le mensonge n’existait pas, il n’y aurait nul besoin de le conjurer en disant des « je le jure ».
Écrivain, 1923-2014Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Le mensonge n’est pas haïssable en lui-même, mais parce qu’on finit par y croire.
Ose dire la vérité : rien ne mérite un mensonge.
Le seul mensonge qui mérite l’indulgence, c’est celui qui ne trompe personne.
On n’efface pas la vérité, ni d’ailleurs le mensonge.
D’où il suit qu’en pareil cas celui qui trompe en disant le contraire de la vérité n’est pas plus injuste que celui qui trompe en ne la déclarant pas.
Ce n’est pas la vérité qui blesse, c’est le mensonge éhonté.
La vérité est si obscurcie en ce temps, et le mensonge si établi, qu’à moins que d’aimer la vérité, on ne saurait la connaître.
Si comme la verité, le mensonge n’avoit qu’un visage, nous serions en meilleurs termes. Car nous prendrions pour certain l’opposé de ce que diroit le menteur. Mais le revers de la verité a cent mille figures et un champ indefiny.
Le vrai responsable d’un mensonge n’est pas celui qui le commet, mais celui auquel on le destine parce qu’on sait qu’il ne supporte pas la vérité.
Il ne faut pas croire au néant, même si c’est la vérité.

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