Le vrai responsable d’un mensonge n’est pas celui qui le commet, mais celui auquel on le destine parce qu’on sait qu’il ne supporte pas la vérité.
Écrivain Image : JB Charpentier, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Le vrai responsable d’un mensonge n’est pas celui qui le commet, mais celui auquel on le destine parce qu’on sait qu’il ne supporte pas la vérité.
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Les pensées
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Il faut avoir peur de le dire : l’arme principale de la vérité est le mensonge.
Ce n’est pas la vérité qui blesse, c’est le mensonge éhonté.
Le mensonge n’est pas haïssable en lui-même, mais parce qu’on finit par y croire.
D’où il suit qu’en pareil cas celui qui trompe en disant le contraire de la vérité n’est pas plus injuste que celui qui trompe en ne la déclarant pas.
Le mensonge est parfois une forme préalable de la vérité.
Qui ne gueule pas la vérité, quand il sait la vérité, se fait le complice des menteurs et des faussaires.
Il est indispensable de distiller un peu de vérité pour faire passer un gros mensonge.
Le mensonge des uns est l’antidote aux mensonges des autres.
Le vrai problème avec les menteurs est que l’on ne peut jamais être certain qu’ils ne vont pas dire la vérité.
S’il est incertain que la vérité que vous allez dire soit comprise, taisez-la. Elle apparaîtrait dans les autres toute différente de ce qu’elle est en vous ; et prenant en eux l’aspect d’un mensonge, elle y ferait le même mal qu’un mensonge véritable.

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