Qui ne gueule pas la vérité, quand il sait la vérité, se fait le complice des menteurs et des faussaires.
Écrivain, 1873-1914Qui ne gueule pas la vérité, quand il sait la vérité, se fait le complice des menteurs et des faussaires.
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Les Gitans jugent avec raison que l’on n’a jamais à dire la vérité ailleurs que dans sa langue ; dans celle de l’ennemi, le mensonge doit régner.
D’où il suit qu’en pareil cas celui qui trompe en disant le contraire de la vérité n’est pas plus injuste que celui qui trompe en ne la déclarant pas.
Un menteur est un homme qui ne sait pas tromper ; un flatteur, celui qui ne trompe ordinairement que les sots. Celui qui sait se servir avec adresse de la vérité, et qui en connaît l’éloquence, peut seul se piquer d’être habile.
Le vrai responsable d’un mensonge n’est pas celui qui le commet, mais celui auquel on le destine parce qu’on sait qu’il ne supporte pas la vérité.
On n’efface pas la vérité, ni d’ailleurs le mensonge.
La plupart du temps, le pire ennemi de la vérité n’est pas le mensonge (volontaire, forcé et malhonnête), mais le mythe (insistant, persuasif et irréaliste).
Le vrai problème avec les menteurs est que l’on ne peut jamais être certain qu’ils ne vont pas dire la vérité.
Avec le mensonge toujours en avance d’un bond sur la vérité.
S’il est incertain que la vérité que vous allez dire soit comprise, taisez-la. Elle apparaîtrait dans les autres toute différente de ce qu’elle est en vous ; et prenant en eux l’aspect d’un mensonge, elle y ferait le même mal qu’un mensonge véritable.
Je disais vérité. Quand un menteur la dit,
En passant par sa bouche, elle perd son crédit.

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