Moi-même, j’étais à quelques pas de mon inconnue, combattant pour ne pas être écrasé, et jouant des coudes et du corps.
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- J’aimais un homme vrai, sans mensonge au front, probe comme vous l’êtes, incapable de se déguiser comme un acteur, de se mettre à la joue le fard de la gloire d’un autre.
- Je suis docile non par goût de la soumission, car je n’ai jamais cherché à me mettre dans une position masochiste, mais par indifférence, au fond, à l’usage qu’on fait des corps.
- Mais moi, j’étais calme, planant en permanence à trois mètres au dessus de mon corps. Peut-être qu’avec moi n’était pas différent qu’être tout seul. Vous pouviez être aussi rustre que vous le vouliez, après. C’était sans doute ça qui plaisait en moi.
- J’ai commencé par concevoir un pull très proche du corps, parce que je ne pouvais en trouver aucun.
- J’ai découvert que l’on pouvait supporter l’insupportable si l’on gardait le moral même quand le corps souffrait.
- Je me rendais compte que les mensonges étaient la seule force qui m’appartenait vraiment, la seule arme à laquelle je pouvais faire confiance, sans condition. Ma guérison est venue de cette possibilité de nier la réalité.
- Je ne mène pas un combat en particulier, mais j’essaie en revanche d’aider au maximum à mon niveau.
- Moi je me suis suicidé en état de légitime défense.
- J’espère qu’on me condamnera à quelque chose, afin que je paye de tout mon corps la faute de vivre.
- Aux moments de crise, ce n’est pas contre un ennemi extérieur qu’on lutte, mais toujours contre son propre corps.
- Partout même habitude de se donner corps et âme, même besoin de se dévouer, même désir de porter et d’exercer quelque part l’art de bien souffrir et de bien mourir.
- J’allusionnais lors, et cela de très près A la défense par ces mains de tel corsage...
- Tout acte de soumission à la force qui m’est extérieure me pourrit tout debout, mort avant que d’être enterré par les légitimes fossoyeurs de l’ordre.
- Dès 1916, j’avais su décrocher la blessure heureuse. Une blessure pas assez grave pour m’empêcher de vivre, assez grave pour en faire accroire.
- Un jour j’suis tombé, pour apprendre à me relever.