Tout acte de soumission à la force qui m’est extérieure me pourrit tout debout, mort avant que d’être enterré par les légitimes fossoyeurs de l’ordre.
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- Je suis morte et j’ai tué, j’ai vu tuer et mourir, j’ai eu un temps immense pour la douleur et la méditation, ai-je pour autant grandi en force morale ? En discernement ?
- On ne put m’arracher l’aveu qu’on exigeait... Il fallut que la force même cédât au diabolique entêtement d’un enfant, car on n’appela pas autrement ma constance.
- Un jour, à force de caresser les mots, ils m’entraîneraient avec eux sous la surface, et il n’y aurait plus personne au-dessus du livre ouvert.
- J’ai perdu ma force et ma vie, et mes amis et ma gaieté; J’ai perdu jusqu’à la fierté qui faisait croire à mon génie.
- Moi je me suis suicidé en état de légitime défense.
- Moi-même, j’étais à quelques pas de mon inconnue, combattant pour ne pas être écrasé, et jouant des coudes et du corps.
- Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l’air du crime. Et j’ai joué de bons tours à la folie.
- Lorsque le corps a épuisé ses ressources, ce sont les mots qui prennent le relais et je m’évertue, dans une course folle contre un sablier imaginaire, à trouver ceux qui pourraient me sauver.
- Je me suis consolé dans les bras de la guerre... Une maîtresse terrible qui ne s’envoie en l’air que dans le sang et les ruines.
- Je puis mourir, disais-je; je le devrais même, après tant de honte et de douleur, mais je souffrirais mille morts sans pouvoir oublier l’ingrate Manon.
- J’allusionnais lors, et cela de très près A la défense par ces mains de tel corsage...
- Le vent faillit me faire tomber de la passerelle, dès j’y eus posé le pied. Il venait du désert, libre et sauvage. Il remplit mes bronches d’un seul coup, à éclater de chaleur, d’oxygène et de lumière. Depuis plus de vingt-quatre heures, j’étais mort à toute sensation, sauf à celle-là : l’appel de la vie.
- Ils ne m’ont pas pris ma vie, ils ont peut-être fait pire, ils me volent mon enfance, ils ont tué en moi l’enfant que je pouvais être...
- J’ai déchiré le testament que je venais d’écrire, il faisait tant d’heureux que j’en serais arrivé à me tuer pour ne pas trop les faire attendre.
- Longtemps je n’ai pas eu de chance. À force que le hasard retombe toujours du même côté, jamais du mien, j’en suis venu à imaginer la vie comme une sorte de gigantesque conspiration, uniquement composée de membres ayant prêté serment de se liguer contre moi.