Mais moi, j’étais calme, planant en permanence à trois mètres au dessus de mon corps. Peut-être qu’avec moi n’était pas différent qu’être tout seul. Vous pouviez être aussi rustre que vous le vouliez, après. C’était sans doute ça qui plaisait en moi.
Image : Mais moi, j’étais calme, planant en...

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- Mon charme me conférait un certain pouvoir - mais je voulais aussi être quelqu’un de bien.
- Tout est affaire de décor Changer de lit changer de corps A quoi bon puisque c’est encore Moi qui moi-même me trahis Moi qui me traîne et m’éparpille Et mon ombre se déshabille Dans les bras semblables des filles Où j’ai cru trouver un pays.
- Moi-même, j’étais à quelques pas de mon inconnue, combattant pour ne pas être écrasé, et jouant des coudes et du corps.
- Je suis fier de mon corps, je ne veux pas l’avachir. Je fais la sieste debout.
- Je pense trop. Être dans mon corps est beaucoup plus satisfaisant que d’être dans ma tête.
- J’errais sans laisser transparaître l’errance, marchant d’un pas assuré, donnant toujours l’impression de poursuivre un but précis, de me diriger quelque part, si bien qu’il était impossible pour qui que ce soit de s’apercevoir de la mise à l’écart dont j’étais l’objet.
- Sans être un fat, je me rendais compte que je n’avais rien pour déplaire, ni dans mon visage, ni dans ma tournure.
- Ma plus grande victoire a été d’apprendre à m’accepter en tant que personne, avec tous mes défauts... Je suis loin de ressembler à l’être humain que j’aimerais être. Mais j’ai décidé que je n’étais pas si mal, après tout.
- Il en fut de moi comme de presque tous mes semblables lorsqu’ils se trouvent placés devant un problème de ce genre : je choisis la meilleure part... Et je manquai de force pour la garder.
- Je touchais du bout des doigts le bonheur absolu, et on me le retirait avant même que j’ai pu y goûter.
- Si j’étais dans la vie comme à la scène, je serais imbuvable ! J’ai bien conscience de la personne que je suis sur les planches, avec cette tendance à de plus en plus se lâcher.
- Seul me semblait encore précieux cet espoir : parvenir, par mon travail, ma contribution au souvenir de cette grande époque, à me purifier un peu moi-même et à me racheter, à renouer les liens avec l’Ordre et avec ce que j’avais vécu.
- Lorsque j’ai découvert ce domaine sans nom, j’étais à une hauteur, à un degré de perfection et de pureté que je n’atteindrai jamais plus. Dans la mort seulement, comme je te l’écrivais un jour, je retrouverai peut-être la beauté de ce temps-là...
- Je ne me suis jamais senti à l’aise avec moi-même, parce que je n’ai jamais fait partie de la majorité. Je me sentais toujours maladroit et timide et à l’extérieur de l’élan de la vie de mes amis.
- Je suis docile non par goût de la soumission, car je n’ai jamais cherché à me mettre dans une position masochiste, mais par indifférence, au fond, à l’usage qu’on fait des corps.