Seul me semblait encore précieux cet espoir : parvenir, par mon travail, ma contribution au souvenir de cette grande époque, à me purifier un peu moi-même et à me racheter, à renouer les liens avec l’Ordre et avec ce que j’avais vécu.
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- À Princeton, j’ai eu beaucoup de plaisir à réussir dans mes cours. Sachant que je pouvais accomplir ces choses, et je me suis rendu compte que mon succès était directement proportionnel au travail que j’y mettais.
- J’ai trouvé mon île au trésor. Je l’ai trouvée dans mon monde intérieur, dans mes rencontres, dans mon travail.
- Je n’ai jamais eu beaucoup confiance en mon propre travail, et même maintenant que je suis assuré (toujours à ma grande surprise) qu’il a de la valeur pour les autres, je me sens timide, réticent pour ainsi dire à exposer mon monde imaginaire à d’éventuelles des yeux et des oreilles méprisants.
- Aussi loin que je me souvienne, j’avais toujours cherché à ne pas exister. Tu as dû travailler des années durant pour me faire assumer mon existence. Et ce travail, je crois bien, n’a jamais été achevé.
- J’étais libérée parce que ma plus grande peur avait été réalisée et j’avais encore une fille que j’adorais et j’avais une vieille machine à écrire et une grande idée. Et ainsi le fond de pierre est devenu une base solide sur laquelle j’ai reconstruit ma vie.
- Il ne m’a manqué pour réussir dans le monde qu’une passion et un vice, l’ambition et l’hypocrisie.
- Quand je regarde ma vie, je me dis que j’ai été sacrément chanceux d’accomplir tout cela. Je dois même me pincer plusieurs fois pour y croire.
- J’ai sacrifié ma vie pour mon travail pendant 30 ans, maintenant je veux l’inverse. Je veux trouver un travail qui s’adapte à ma vie.
- Ne pas aller au delà de ce que je sais, ne pas bavarder. Chercher pas à pas, maintenir l’ouverture du coeur, accueillir ce qui se présente sans céder à la mode, voilà quelques directions qui me sont bonnes. Et surtout travailler : c’est dans le travail lui-même que je trouve équilibre et réponse.
- Ce qui me fait plaisir, c’est que j’acquiers de la raison, sans perdre l’émotion excitée par le beau. Je désire bien ne pas me faire illusion, mais il me semble que je travaille plus tranquillement qu’autrefois, et j’ai le même amour pour mon travail.
- Savoir pour pouvoir, telle fut ma pensée. Etre à même de traduire les moeurs, les idées, l’aspect de mon époque, selon mon appréciation; être non seulement un peintre mais encore un homme; en un mot faire de l’art vivant, tel est mon but.
- Faire oeuvre durable, c’est là mon ambition, et quant au reste : succès, honneurs, acclamations, j’en fais moins cas que de la moindre parcelle de vraie gloire : apporter réconfort et joie aux jeunes hommes de demain.
- Le vrai pouvoir derrière le succès que j’ai maintenant est quelque chose que j’ai trouvé en moi - quelque chose qui est en chacun de nous, je pense, un petit morceau de Dieu qui n’attend que d’être découvert.
- J’ai toujours trouvé que le plus grand mérite consistait à obtenir ce qui est hors d’atteinte, à vivre là où l’on est pas, à obtenir, enfin, quelque chose d’impossible, d’absurde, et à surmonter, comme autant d’obstacles, jusqu’à la réalité du monde.
- En supposant que j’étais malade, il m’était permis de croire que j’allais guérir, ce qui m’accordait un espoir de délivrance - espoir auquel je devais renoncer, si j’attribuais une réalité aux cauchemars embrouillés que je venais de traverser.