Lorsque j’avais découvert le Domaine sans nom, j’étais à une hauteur, à un degré de perfection et de pureté que je n’atteindrai jamais plus. Dans la mort seulement, comme je te l’écrivais un jour, je retrouverai peut-être la beauté de ce temps-là…

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Le Grand Meaulnes (1913), partie III, chapitre 4

Dans l’œuvre
— Il n’y a qu’une explication à laquelle je crois, dit-il encore. Certes, j’aurais voulu revoir une fois Mlle de Galais, seulement la revoir… Mais, j’en suis persuadé maintenant,lorsque j’avais découvert le Domaine sans nom, j’étais à une hauteur, à un degré de perfection et de pureté que je n’atteindrai jamais plus. Dans la mort seulement, comme je te l’écrivais un jour, je retrouverai peut-être la beauté de ce temps-là…
Vérifiée le
9 octobre 2026
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  1. J’aurais aimé mon état, je l’aurais honoré peut-être, et après avoir passé une vie obscure et simple, mais égale et douce, je serais mort paisiblement dans le sein des miens.
    Source vérifiée Les Confessions (1765), Texte entier
  2. À cet âge, la vie paraissant infinie, j’aurais donné la moitié de ce qui me restait à vivre pour avoir la certitude, exprimée par un mot doux, d’être aimé.
    Source vérifiée Le Livre des brèves amours éternelles (2011)
  3. Les grands chargent leurs sépultures
    De cent éloges superflus :
    Passant, en peu de mots voici mon aventure :
    Ma naissance fut très obscure,
    Et ma mort l’est encore plus.
    Marin Le Roy, sieur de GombervilleSource à vérifierLe tourbillon de la vie (2021)
  4. J’étais perdu dans la rêverie où nous plonge toujours l’énigme d’un beau visage…
    Source vérifiée Le peseur d’âmes
  5. Je suis morte et j’ai tué, j’ai vu tuer et mourir, j’ai eu un temps immense pour la douleur et la méditation, ai-je pour autant grandi en force morale ? En discernement ?
    Catherine Dufour Source vérifiée Le Goût de l’immortalité (2005)
  6. Magie de la littérature : elle me faisait accéder à l’existence en tant même que je m’étais décrit, écrit dans mon refus d’exister.
    Source à vérifierLettre à D. Histoire d’un amour (2006)
  7. Moi ! Moi qui me suis dit mage ou ange, dispensé de toute morale, je suis rendu au sol, avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre ! Paysan !
    Source vérifiée Une saison en enfer (1873)
  8. Ta lettre m’a rempli d’une émotion mélancolique dont je te saurai toujours gré. Car ma vie tout entière m’y était donnée en une sorte d’éblouissement. Et rien n’est aussi exaltant pour une créature que de sentir en soi tout son destin.
    Source vérifiée Lettres à Poisson d’Or
  9. Peut-être l’avenir me gardait-il encore
    Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu !
    Peut-être, dans la foule, une âme que j’ignore
    Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu !…
    Source vérifiée Méditations poétiques (1820), « L’Automne »
  10. Et pourtant, me réveillant en sursaut et me répétant soudain que tu es mort, j’ai cette sensation terrible de ne plus exister, que toutes ces années sont tombées en poussière et qu’il ne reste plus rien d’important à vivre d’autre que le souvenir de nous.
    Source vérifiée L' Homme qui m' aimait tout bas (2009)
« Lorsque j’avais découvert le Domaine sans nom, j’étais à une hauteur, à un degré de perfection et de pureté qu... » — Alain-Fournier

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Alain-Fournier. (1913). Le Grand Meaulnes (partie III, chapitre 4).
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