Magie de la littérature : elle me faisait accéder à l’existence en tant même que je m’étais décrit, écrit dans mon refus d’exister.
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- Mes lettres étaient tendres. J’étais conscient d’avoir besoin de toi pour trouver mon chemin; de ne pouvoir aimer que toi.
- Aussi loin que je me souvienne, j’avais toujours cherché à ne pas exister. Tu as dû travailler des années durant pour me faire assumer mon existence. Et ce travail, je crois bien, n’a jamais été achevé.
- La magie des livres est une drogue, un sortilège, une échappatoire, aussi puissante, aussi envoûtante que le Pays imaginaire de Peter Pan.
- Comme la magie, la poésie est noire ou blanche, selon qu’elle sert le sous-humain ou le surhumain.
- La magie. Une sorcière ma jeté un sort. Je le qualifierais de cruel s’il ne m’avait mené à toi.
- Nous oublions souvent de sentir la magie du moment présent et pourtant, c’est elle qui bâtit le scénario de notre vie.
- Dans certains états des choses de ma vie, il arriva que le travail de poésie me fut une manière de me séparer du monde.
- Tu n’as d’existence qu’au travers de ton empreinte sur la mienne. T’écrire, ce n’est rien d’autre que faire le tour de ton absence. D’écrire l’héritage d’absence. Tu es une forme vide impossible à remplir d’écriture.
- Lorsque j’ai découvert ce domaine sans nom, j’étais à une hauteur, à un degré de perfection et de pureté que je n’atteindrai jamais plus. Dans la mort seulement, comme je te l’écrivais un jour, je retrouverai peut-être la beauté de ce temps-là...
- C’était une force puissante et sournoise que celle de la solitude. Elle agissait sur moi en utilisant d’agréables atours : la lecture boulimique d’ouvrages littéraires. Elle n’en était pas moins une force de sape et de destruction.
- La littérature ne bégaie pas l’existence, elle l’invente, elle l’a provoque, elle la dépasse.
- La passion n’est qu’une chimère créée par les écrivains. Pourquoi rêverais-je de liberté si elle n’est pas le chemin de l’amour ? Puisque l’amour n’existe pas, j’accepte de me faire prisonnière de la vie.
- Si le destin existait cela signifierait que tout est écrit par avance. Mais il semblerait que personne ne sache lire...
- Ta lettre m’a rempli d’une émotion mélancolique dont je te saurai toujours gré. Car ma vie tout entière m’y était donnée en une sorte d’éblouissement. Et rien n’est aussi exaltant pour une créature que de sentir en soi tout son destin.
- Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Laissez mourir un fat dans son obscurité : Un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?