Mes lettres étaient tendres. J’étais conscient d’avoir besoin de toi pour trouver mon chemin ; de ne pouvoir aimer que toi.
1923-2007Mes lettres étaient tendres. J’étais conscient d’avoir besoin de toi pour trouver mon chemin ; de ne pouvoir aimer que toi.
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Lettre à D. : histoire d'un amour
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Pour pouvoir t’aimer sans réticence, j’ai dû apprendre à m’aimer sans réserve.
Je vous aimais sans mots, sans rien attendre, timide ou torturé de jalousie ; Je vous aimais d’un amour pur et tendre Dieu veuille qu’on vous aime encore ainsi.
La formule la plus simple de l’amour : tu m’es nécessaire.
Si tu savais l’amour que j’ai pour toi Tu comprendrais que j’ai besoin de toi Si tu savais quand tu n’es pas là La vie pour moi n’a plus son éclat.
Ta lettre m’a rempli d’une émotion mélancolique dont je te saurai toujours gré. Car ma vie tout entière m’y était donnée en une sorte d’éblouissement. Et rien n’est aussi exaltant pour une créature que de sentir en soi tout son destin.
J’ai l’amour à fleur de cœur qui me fait souffrir sans trêve lorsque tu rêves paisiblement, toi mon tourment, toi ma douleur.
Plus tu es loin de moi, et plus mon cœur a besoin de t’aimer, et de jouir de ta tendresse. Reviens-moi, tu me manques tant, je veux vivre au plus tôt ces instants qui te ramèneront dans mes bras.
Les serments d’amour m’irritent, se plaignait la marguerite. Car c’est là mon infortune, aussitôt que débute une affaire sentimentale, j’y laisse tous mes pétales.
Je t’ai placé avant tout autre dans mon cœur et je t’ai élu, toi seul, parmi des milliers, afin de nouer un engagement avec toi.
Vous m’aimiez… quel droit aviez-vous alors de m’abandonner ? (…) Et vous, de votre plein gré, vous l’avez fait. Ce n’est pas moi qui ai brisé votre cœur… c’est vous, et, en le brisant, vous avez brisé le mien.

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