C’était une force puissante et sournoise que celle de la solitude. Elle agissait sur moi en utilisant d’agréables atours : la lecture boulimique d’ouvrages littéraires. Elle n’en était pas moins une force de sape et de destruction.
Image : C’était une force puissante et sournoise...

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- La solitude peut être extrêmement cruelle, extrêmement douloureuse, mais je m’en suis arrangée.
- J’ai vécu jour après jour la différence entre lui et moi, coulé dans un univers rétréci, bourrée jusqu’à la gueule de minuscules soucis. De solitude. Je suis devenue la gardienne du foyer, la préposée à la subsistance des êtres et à l’entretien des choses.
- La solitude que l’on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C’est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
- Je suis devenu solitaire, ou, comme ils disent insociable et misanthrope parce que la plus sauvage solitude me paraît préférable à la société des méchants qui ne se nourrit que de trahison et de haine.
- Magie de la littérature : elle me faisait accéder à l’existence en tant même que je m’étais décrit, écrit dans mon refus d’exister.
- Ma vie avait fait fausse route et mon contact avec les hommes n’était plus qu’un monologue intérieur. J’étais descendu si bas que si j’avais eu à choisir entre tomber amoureux et lire un bon livre sur l’amour j’aurais choisi le livre.
- Je ne peux plus lire que les livres qui me font travailler. Sur les autres, ma pensée glisse comme sur du marbre. - J’aime à labourer.
- La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m’ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m’a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.
- Il faut toujours une séparation d’avec les autres gens autour de la personne qui écrit des livres. C’est une solitude. C’est la solitude de l’auteur, celle de l’écrit.
- Un livre de vers sous la ramée, - Un pichet de vin, une miche de pain... Et toi - A mes côtés chantant dans la solitude... - Et la solitude est à présent le paradis !
- Ce livre qui raconte ma fatigue me la fait oublier, et en même temps chaque phrase arrachée à mon cerveau, menacé par l’intrusion du virus dès que la petite ceinture lymphatique aura cédé, ne me donne que davantage envie de fermer les paupières.
- Lieu de rêve et de solitude où le héros reprend des forces, la forêt permet au marginal de respirer loin des miasmes d’une société despotique et félonne.
- Nous partagions le même goût pour la lecture, c’est-à-dire pour une solitude peuplée par l’imagination et la sensibilité.
- La solitude, c’est se raconter à soi-même des blagues et les trouver drôles. La solitude, c’est consacrer chacune de ses pensées à l’étude d’un temps qui ne s’écoule plus, ne file plus, n’avance pas, compressé, lourd, minéral, pierreux.